[02] l'Aisne n°166 mai/jun 2008
[02] l'Aisne n°166 mai/jun 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°166 de mai/jun 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : la pub de l'Aisne dans le Center Parcs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Bohain en Vermandois La salle des machines a été conservée « dans son jus « avec tout le matériel de l’époque. La scénographie du lieu explore en profondeur le monde de la graine. Contact : 03 23 60 90 54 Entrée libre et gratuite. Audioguide familial, maison et circuit 4 E 26 culture A Bohain, l’ouverture au public de la graineterie, qui fut la Maison familiale d’Henri Matisse, dévoile la jeunesse du grand artiste. l'Aisne 166 - Mai/juin 2008 Maître en graine C’est à Bohain en Vermandois, au numéro 26 de la rue du Château, à l’angle de la rue Peu d’Aise, que se trouve la maison familiale d’Henri Matisse. Acquise par le Conseil général de l’Aisne en 2003, cette maison est aujourd’hui ouverte à la visite et fait de Bohain une ville étape dans un circuit touristique et culturel regroupant les lieux qui virent grandir l’artiste, comme Saint-Quentin et Lesquielles Saint-Germain. Le musée Matisse, dans sa ville natale du Cateau-Cambrésis, constitue le point d’orgue de ce circuit. Créé par l’artiste en 1952, il présente une impressionnante collection de ses œuvres et de quelques contemporains tels Picasso, Giacometti, Miro et Henri Laurens. « Les différents propriétaires qui ont succédé à la famille Matisse dans cette maison ont eu la bonne idée d’y conserver l’activité de graineterie jusqu’à une époque encore récente », précise Aline Bodin, chef Un environnement dédié à l’art de la germination. de projet sur l’aménagement de la maison Matisse. Certaines pièces n’ont effectivement pas bougé depuis l’époque où le petit Henri y gambadait en culottes courtes. C’est notamment le cas de la salle des machines, située à l’étage, qui a été conservée « dans son jus «, avec tout l’outillage d’époque des métiers de la graine. La façade, arborant l’enseigne « Aux graines d’élite «, a été restaurée comme elle se présentait à la fin du XIX e siècle. Elle s’ouvre sur un espace boutique qui occupe l’ancien magasin de graines et de couleurs. « Madame Matisse mère était férue de décoration et peignait notamment des porcelaines, c’est pourquoi elle vendait également ses productions et des pigments dans la graineterie familiale, souligne Aline Bodin. Matisse aimait à rappeler le jour où, malade et contraint à rester à la maison, sa mère lui offrit sa première boîte de couleurs. » Evoquant un jour cette force irrésistible qui s’était emparée de lui à cet instant, Matisse pensa au métier de son père. « C’est la graine, dit-il, il fallait que ça pousse, que le bourgeon éclate. Avant, rien ne m’intéressait. Depuis lors, je n’ai eu que la peinture en tête. » La scénographie qui orchestre la visite de la maison propose un voyage dans le temps et dans l’imaginaire de Matisse jusqu’à ses premières sources d’inspiration. La nature tout d’abord, omniprésente dans cet environnement dédié à l’art de la germination, s’insinuant dans chaque instant de la vie de la famille au rythme des saisons, des sélections et des récoltes. La vie paysanne de cette époque semble inscrite dans les murs de l’édifice. Tout comme paraissent resurgir les couleurs éclatantes des textiles imprimés qui faisaient la réputation des ateliers de Bohain en ce temps-là. Le jeune Henri baignait dans cet univers graphique, déclinant les motifs en aplats de couleur. Un univers dans lequel le maître puisera par la suite d’infinis matériaux pour son œuvre. Outre la graineterie, un circuit d’interprétation est aménagé dans la ville, autour de quelques points clé du patrimoine local qui constituaient l’environnement quotidien du futur peintre. Un chantier d’insertion a ainsi rénové plusieurs sites du Bohain de l’époque comme la Chapelle Blanche, très abîmée par le temps, et la Fontaine au Lion qui, elle, avait purement et simplement disparu du paysage. La façade de la boutique a été restaurée comme elle se présentait à la fin du XIX e siècle.
A lire Lettres du Familistère de Jean-Baptiste André Godin Photographies de Hughes Fontaine Textes choisis, établis et annotés par Frédéric K. Panni Les Editions du Familistère Au siècle de l’argent roi et de la finance folle, renouer avec l’utopie ne peut qu’être salutaire, pour l’esprit comme pour le cœur. Utopie ? Oui, mais utopie réalisée. La grande œuvre de Jean-Baptiste André GO- DIN, le Familistère de Guise, appartient à cette famille d’utopie qui contribuèrent à l’amélioration de la condition ouvrière au XIX e siècle. Etablissant le projet d’un « palais social », J.-B.A. Godin le mettra en oeuvre de 1859 à 1884, donnant au monde une réalisation unique de par son caractère et ses objectifs. Ce livre croise avec bonheur dix-neuf lettres inédites du fondateur du Familistère et soixante-six photographies de Hughes Fontaine prises en 2002. L’originalité réside dans le mariage entre courriers et photos qui offre un double récit de cette extraordinaire expérimentation sociale, en suivant une logique et un rythme propres à chaque voix. Un ouvrage de grande qualité à lire absolument. 27 culture Un festival bien ficelé Et maintenant, il bouge ! Dix ans après les premières ébauches de sa créature mi animale mi végétale, le plasticien de Saint-Gobain vient de créer la marionnette du Sylvestre laquelle prendra vie dans le spectacle phare du festival, « Tarzan in the garden ». L’Amiénoise Sylvie Baillon, directrice artistique du festival, metteur en scène et membre de l’Ecole supérieure nationale des arts de la marionnette de Charleville-Mézières, a passé commande à l’auteur Jean Cagnard d’un texte autour du personnage du Sylvestre. Le résultat est insolite. « C’est un spectacle hybride qui allie conférence, exposition et théâtre d’objets animés. Il met en scène plusieurs marionnettes du Sylvestre mais aussi des images et tout un monde sonore. Il raconte l’univers de ces créatures des bois, leur mode de vie, leurs mœurs », explique Jean-Marc Chamblay. « Tarzan in the garden » est aussi l’occasion pour le spectateur d’embrasser d’un coup d’œil la genèse et l’évolution du travail du plasticien. Des photos et des sculptures des débuts comme des créations plus récentes seront manipulées sur la scène centrale. Le spectacle en tournée dans le Chaunois est accessible au jeune public à partir de 11 ans. Chaunois Le 3 e festival régional de « Marionnettes en chemin » pose ses valises dans le Chaunois du 26 mai au 8 juin. En invité vedette cette année : la marionnette du Sylvestre de Jean- Marc Chamblay. Le Sylvestre sera en tournée dans le Chaunois du 26 mai au 8 juin avec son spectacle « Tarzan in the Garden ». Depuis trois ans, le festival « Marionnettes en chemin » a pour objectif de promouvoir l’art de la marionnette contemporaine, du théâtre d’objets et d’autres formes animées. « Le festival vise à changer l’image de ce genre artistique qui « Loin du théatre ˆ de Guignol ». reste un peu vieillotte dans certains esprits. La marionnette d’aujourd’hui est loin du théâtre de Guignol », souligne Delphine Vitel, attachée de production du festival. Ce coup de jeune se fait notamment au travers de spectacles originaux spécialement créés pour le festival. Ils mettent en scène des acteurs, des objets, mais aussi des ombres ou des vidéos. C’est le cas pour les deux spectacles de cette édition, « Petit Pierre » en représentation unique à Barisis le 27 mai et de « Tarzan in the garden » (voir programme). Autre particularité du festival : « nous aimons produire nos spectacles dans des lieux qui n’ont pas pour fonction première d’accueillir des représentations théâtrales comme des granges, des églises, des établissements scolaires voire même, c’est arrivé, chez l’habitant », indique Delphine Vitel. En amont de ces représentations, le festival propose des ateliers d’initiation à l’art de la marionnette notamment au centre de rééducation de Saint-Gobain, dans des collèges en direction des élèves mais aussi des ateliers tout public dans des foyers ruraux. Le spectacle « Petit Pierre » ouvrira le Festival de Marionnettes en Chemin le 27 mai à Barisis. + d’infos www.aisne.com Le programme complet l'Aisne 166 - Mai/juin 2008



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