[02] l'Aisne n°165 mar/avr 2008
[02] l'Aisne n°165 mar/avr 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°165 de mar/avr 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : arts plastique... ça s'apprend !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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santé La Capelle Concours de chant au profit d'enfants malades Depuis sa création, en 2006 à Etréaupont, l’association « Les étoiles d’un soir » collecte des fonds pour améliorer le quotidien des enfants hospitalisés. Le 3 mai prochain, à La Capelle dans la halle Michel Flandre, elle organise la finale d’un concours de chant et de mannequins avec la participation d’artistes locaux. Les fonds réunis au cours de cette soirée seront intégralement versés à l’hôpital américain des enfants à Reims. Rens. 03 23 58 11 39 Aisne Lutter contre le cancer de la peau Chaque jour, 5 personnes meurent des suites d’un cancer de la peau. Les dermatologues tirent à nouveau le signal d’alarme à l’occasion de la 10 e Journée nationale de prévention et de dépistage des cancers de la peau qui aura lieu le jeudi 15 mai prochain. Le public est invité à se rendre dans les centres de dépistage ouverts dans toute la France pour y bénéficier d’un examen anonyme et gratuit de dépistage des cancers cutanés et recevoir une information sur la prévention et les traitements de ces cancers. Pour connaître le centre d’accueil le plus proche de son domicile composer le numéro vert 0800 777 707 8 solidarité Coup de jeune sur les animations « Fini les colliers de nouilles, aujourd’hui on joue à la wii (1), on va au cinéma, au théâtre, à la piscine… «, indique Christine Batteux, directrice de la maison de retraite de Buironfosse. La structure héberge 57 résidants de 60 à 101 ans. « En terme d’animation, nous avons une réelle démarche d’ouverture sur l’extérieur, une démarche participative », souligne la directrice. Buironfosse n’est pas un exemple isolé. Près d’une dizaine d’établissements de l’Aisne se sont inscrits dans cette dynamique d’ouverture. Depuis deux ans, ils ont constitué un réseau, celui de l’association GAMA 02 (Groupe d’animations des maisons de retraite de l’Aisne) (2). « L’intérêt de travailler en réseau est de permettre aux résidants de sortir davantage. Cela favorise les échanges entre eux mais aussi entre les personnels qui partagent leurs expériences », explique Christine Batteux. Aisne Les animations dans les maisons de retraite évoluent pour répondre aux attentes des personnes âgées. Les sorties, les ateliers de bien-être et l’informatique figurent parmi les activités les plus demandées. A la maison de retraite de Buironfosse, Marcel Delmay, 71 ans, se mesure à la wii avec les enfants du village. Régulièrement, un conseil de vie sociale est organisé au sein des établissements. Il a pour objectif de sonder les besoins et les désirs des personnes âgées qui y sont représentées par des délégués. l'Aisne 165 - Mars/avril 2008 Du loto à la wii Dans le cadre du réseau, certains établissements proposent des ateliers thématiques accessibles aux pensionnaires d’autres maisons de retraite grâce à une navette. Hirson s’est ainsi « spécialisé » dans le spectacle tandis qu’à Bohain on pratique l’activité cuisine ou qu’à Trélon (Nord) on fait vivre une chorale. « Les animations permettent aux personnes âgées de sortir de leur chambre, de leur solitude. C’est aussi l’occasion pour elles d’oublier les soucis de santé. Quand elles font de la gymnastique, elles rient, bavardent, elles n’ont plus mal nulle part », assure Christiane Bétems, animatrice à la maison de retraite de Chevresis-Monceau où quotidiennement une trentaine de pensionnaires se réunissent dans le réfectoire pour participer à des activités : jeux de mémoire, ateliers sensoriels, correspondance de cartes postales à travers le monde et l’indétronable loto. L’atelier cuisine à la maison de retraite de Chevresis Monceau. Le personnel de santé s’investit aujourd’hui davantage dans le domaine de l’animation. « Les médecins, les infirmiers et les kinés mettent en place des ateliers d’esthétique, de massage ou d’autres parcours ludiques de santé. Il y a une volonté de dépasser la relation patient/médecin. Les soignants ont plaisir à sortir du médical pur, quant aux résidants ils apprécient ces ateliers de bien-être », affirme la directrice de Buironfosse. De plus en plus, les maisons de retraite mettent l’accent sur les relations avec l’extérieur et les activités intergénérationnelles. Buironfosse, notamment, a créé un cyber centre ouvert aux résidants et aux non résidants. Des challenges de jeux vidéo (wii) et d’autres jeux en réseau y sont organisés entre les pensionnaires et les jeunes des environs. Autre initiative originale, à Marle où la maison de retraite dispose de son propre bar. Géré par une association, « L’éclaircie », il permet aux différentes générations de se retrouver autour d’un verre les jours de semaine. (1) wi : console de jeux sans fil. (2) GAMA 02 regroupe les maisons de retraite de Seboncourt, Origny en Thiérache, Vaux Andigny, Bohain, Hirson, Buironfosse, Le Nouvion en Thiérache, La Capelle, Guise, Bourg et Comin.
Compréhension n’est pas laxisme Au-delà du message d’espoir en direction des parents que constitue l’histoire de Théo, Marylise Apchain de Cornulier s’adresse de manière indirecte au monde éducatif. « C’est vrai, j’ai des chose à dire par rapport à la souffrance des enfants que j’observe depuis des années. On n’y prête pas assez attention, on met facilement ça sur le compte de la « paresse », sans examiner ce qu’il y a derrière. Les enseignants se posent beaucoup de questions par rapport aux enfants en difficulté, il leur manque souvent la formation pour faire face aux situations qu’ils rencontrent ». Un certain discours à la mode a le don d’indisposer cette enseignante spécialisée : « on voudrait opposer de manière caricaturale l’éducation et la compréhension que l’on assimile au laxisme. Je pense au contraire que l’efficacité réside dans le mariage de l’autorité expliquée et de la compréhension ». « La dyslexie… Les problèmes comportementaux de l’enfant ne sont pas une fatalité » de Marylise Apchain de Cornulier chez carrefour du Net éditions www.carrefour-du-net.com Domptin/03 23 70 31 63 9 éducation Enseignante spécialisée à Saint-Quentin, Marylise Apchain de Cornulier raconte dans un petit livre l’histoire de Théo dont l’enfance choyée se décompose en angoisses à l’apparition du tableau noir. Jusqu’à ce qu’enfin son trouble soit détecté. Chronique de la dyslexie ordinaire A l’école toute la journée Théo regarde ses chaussures. Peur de lever les yeux et d’ouvrir ses oreilles sur ce monde qui du, jour au lendemain, a bousculé sa vie de gamin sans histoire. Jusqu’à l’école et aux premiers apprentissages, son horizon de petit garçon était empli de tendresse, parcouru de petites voitures et de rêves multicolores ; du sucré à perte de vue entre les bras coton de parents dont il était la merveille. Et puis, patatras ! Tout s’est déréglé sur un coin de table dès qu’il a fallu à Théo faire entrer dans son petit crâne ces choses si importantes pour lesquelles les adultes vous envoient à l’école. Lettres, chiffres, lecture, calcul, énoncés… Ces choses n’entraient pas, comme l’éléphant devant le trou de souris. La maîtresse, d’abord patiente, a fini par changer de couleur et de ton : de deux choses l’une, soit Théo ne comprend et ne mémorise rien, soit il ne veut rien entendre, ni rien retenir. Puis, à la suite de l’institutrice, papa et maman se sont interrogés sur leur petit garçon : pourquoi Théo, hier si vif, toujours en éveil, ne rapporte de l’école que reproches et punitions ? Pourquoi ce comportement teinté d’agressivité vis-àvis de son entourage, lui qui se montrait si gentil ? Enfin, les autres, ceux de son âge, à leur tour se sont mis à le regarder bizarrement, avant de se moquer, de l’embêter et de l’abandonner à son « ridicule » dans un coin de la cour. Un coin isolé, esseulé. L’histoire de Théo dont l’enfance choyée se décompose en angoisses à l’apparition du tableau noir ressemble à un livre pour enfants ; un conte triste avec pour décor l’école et la maison et pour personnages, les petits camarades, l’institutrice et les parents. Mais en réalité, ce sont les adultes que la plume de Marylise Apchain de Cornulier, interpelle avec ce récit empreint de sensibilité et de tendresse parfois naïve. Sur les bancs, les Théo sont des milliers. Enseignante spécialisée à l’école Saint-Jean la Croix de Saint-Quentin depuis 18 ans, elle en a rencontrés et suivis un grand nombre. En difficulté dès les premières phases d’apprentissage, ils décrochent progressivement, puis s’isolent avec leurs problèmes, leurs doutes et ce lancinant sentiment de culpabilité de n’être pas à la hauteur de ce que l’on attend d’eux dans un monde qui survalorise le résultat. Mais que diable ont les Théo ? De quel mal étrange sont-il atteints ? C’est l’énigme qu’éclaire ce petit livre écrit d’après expérience et qui s’achève comme une sorte de guide pratique à l’usage de parents démunis et finalement persuadés que leur rejeton est un cancre. Marylise Apchain de Cornulier montre qu’il n’en est rien. Les Théo ne sont a priori ni des bons à rien ni des j’men foutistes ni des asociaux. Ils ont des difficultés point. Des troubles que l’on peut ranger dans la catégorie large de la dyslexie et qui, souvent, ne sont détectés qu’après des mois d’échec, d’incidents scolaires répétés et d’isolement progressif de l’enfant qui perd peu à peu toute capacité à communiquer Marylise Apchain de Cornulier : « on ne prête pas assez attention à la souffrance des enfants ». De quel mal étrange sont-ils atteints ? Saint-Quentin normalement avec les autres. Tandis que Théo s’enferme dans sa boîte crânienne peuplée d’angoisses, que papa, maman et l’institutrice demeurent aveugles à la nature de ses difficultés se produit le déclic du diagnostic. Rencontre à l’école. Bref échange entre l’enseignante et les parents. Théo a des difficultés au niveau de l’apprentissage avec la lecture. Cela expliquerait beaucoup de chose. Il est peut-être dyslexique. Rendez-vous est pris avec l’enseignante spécialisée du réseau d’aide aux enfants en difficulté. A partir de là, l’accompagnement psychologique - avec le plein accord des parents, leur concours et la compréhension de l’institutrice - ouvre un chemin nouveau qui permet progressivement à Théo de regagner confiance et estime de soi, éléments indispensables à un parcours scolaire réussi. l'Aisne 165 - Mars/avril 2008



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