[02] l'Aisne n°165 mar/avr 2008
[02] l'Aisne n°165 mar/avr 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°165 de mar/avr 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : arts plastique... ça s'apprend !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Marie-Lise Semblat, fondateure d’Aster, Actrices sociales des territoires européens ruraux, organisme de formation et réseau international d’échanges de pratiques. ASTER 107 rue d’Isle 02590 Saint-Quentin Tél. 03 23 67 07 54 26 culture Déjà, du fond du couloir, ses premiers mots d’accueil frappent d’évidence : cette femme-là a de l’énergie à revendre ! D’ailleurs, comment fait-elle Marie-Lise Semblat ? Sa biographie ferait pâlir d’envie la plus active des femmes actives ! D’un côté, une famille, une vraie, avec quatre enfants s’il vous plaît, déjà cinq petits enfants et un mari connu de « tertous », de l’autre, un parcours de professeure-chercheure-directeure d’association, le genre d’occupation qui vous fait traverser les océans comme d’autres vont au marché. Sa vie, elle la raconte toute en vrac. Fille d’ouvriers, Marie-Lise Semblat est née en 1944 dans le Nord… et, dit-elle, « ma première année de fac a coïncidé avec la fin de la guerre d’Algérie ». Toute petite et déjà très active : bac à 17 ans, professeure de philosophie à 20 ans, elle milite dans les mouvements de jeunes et pour ses vacances, anime des camps de jeunes en Allemagne. « J’ai vite été convaincue d’une chose : le monde peut changer et chacun peut y apporter sa petite pierre, mais dans le collectif, dans l’être ensemble ». En 1965, Marie-Lise, la citadine, s’installe à Beauvois en Vermandois avec son mari, le conteur Jean-Pierre Semblat, et s’inscrit à la gymnastique volontaire… une activité l'Aisne 165 - Mars/avril 2008 somme toute banale, mais qui sera à l’origine de quelques projets peu ordinaires. D’abord, la création d’un groupe Femmes, à Etreillers. Premiers sujets de réflexion et de travail, les rapports mère-enfant, la contraception, la place de la femme dans la société… et bientôt, l’envie de développer la culture, la lecture. L’association devient un vrai centre de documentation et d’animation rurale, et, l’agrément de la CAF obtenu, est à l’origine, en 1989, du premier Festival européen de cinéma pour les femmes en milieu rural. Amin Toulors Ses yeux brillent autant, qu’elle parle de philosophie, de développement local, de sa famille ou de recettes de cuisine. Professeur-chercheur, militante associative, mère, Marie-Lise Semblat mène plusieurs vies en une seule, et toujours avec passion. Entre-temps, faut-il encore le préciser, Marie-Lise Semblat est devenue, tout en continuant à enseigner, chargée de mission aux droits des femmes pour la Préfecture de l’Aisne. Voilà pour la vie professionnelle. Et côté associatif, est Présidente du CIDF de Saint-Quentin, Co-Présidente du Centre régional de Picardie, Présidente de l’Association pour le développement local de Picardie, membre du bureau de l’UNADEL (Union nationale des acteurs et des structures de développement local). Ce qui ne l’empêche nullement, puisqu’elle vit à la campagne, de faire ses 200 pots de confitures elle-même, de pétrir chaque jour son pain et toutes sortes de tartes. Voilà une femme guettée par l’ennui. Aussi, reprend-elle ses études pour obtenir, en 1992, un DEA « Mutation des sociétés et cultures en Europe, à l’Université Paris VIII, suivi d’une thèse de doctorat en géographie sociale sur - et déjà l’expérience du terrain nourrit la recherche - « l’émergence Saint-Quentin Marie-Lise Semblat : une philosophe en actions « Mon bonheur, c’est partager, j’aime les humains ». d’un féminisme territorial en milieu rural - les pratiques de nouveaux groupes de femmes en Europe et au Canada francophone ». Forte des réseaux qu’elle a pu tisser, avec d’autres chercheurs et chercheuses, avec d’autres femmes, elle fonde l’association ASTER (Actrices sociales des territoires européens ruraux) en 1993. « Aster est un organisme de formation à la conduite de projets, et un réseau international d’échanges de pratiques, avec toujours, en transversal, la question de l’égalité homme/femme. La formation part toujours de l’analyse de sa propre pratique et de la confrontation avec d’autres pratiques. Elle se fonde sur la connaissance de soi, de son environnement et les méthodologies de projets. Ces formations se déroulent aussi bien ici, dans les petites communes de l’Aisne, que dans les villages de Casamance, mais toujours, avec des femmes du milieu rural et, toujours, avec en transversal, la question de l’égalité homme/femme. Les étudiants obtiennent un certificat d’initiatives locales, et, s’ils vont plus loin dans leur formation, peuvent suivre un cursus diplômant à Paris III. Sur les 30 personnes ayant suivi la dernière session de formation ASTER, quatorze sont actuellement inscrits à la Sorbonne, préparant un Diplôme des hautes études en sciences sociales. » Pour faire vivre ASTER, Marie-Lise Semblat parcourt le monde et multiplie les rencontres : ASTER agit en Casamance, au Maroc, au Québec, en Grèce… « Je suis une citoyenne du monde, je vis intensément toutes les cultures. Mon bonheur, c’est partager, j’aime les humains, la rencontre humaine. Ma façon de vivre ? voir ailleurs pour enrichir mon ici ! »
Dans les bacs Puta Guerilla « Lutte « Castel Talents 2007 27 culture Laon Le punk n’est pas mort ! Le punk, le vrai, celui qui crie « oï oï «, qui revendique son idéal anarchiste et qui surtout ne s’encombre pas de plus de trois accords de guitare pour faire une chanson. Les Laonnois de Puta Guerilla en sont la preuve vivante. Nourris aux Bérus, Dead Kennedys et autres Mano Negra, cette bande d’indécrottables contestataires sort « Lutte «, un premier album auto-produit brut de brut et aux titres évocateurs : « Tous de porcs «, « J’emmerde «, « No pasaran «... Certes les Puta ne font pas dans le romantique, mais ils ne sont pas là pour ça. Au passage, on notera une petite reprise de « La mauvaise réputation « de Brassens, revisitée avec humour et pertinence. www.puta-guerilla.org Chateau-Thierry ˆ Produite par l’association Musique 02 et enregistrée au studio Music Box à Mont Saint-Père, la compilation Castel Talents 2007 regroupe une vingtaine d’artistes du sud de l’Aisne qui ont planché sur le thème de la liberté tout spécialement pour ce disque. Il y en a pour tous les goûts, reggae avec « Scarrot’n roll «, alternatif chez « les Idées Noires «, latino du côté « Cap au Sud «, rap avec « Division 9 « et même du métal bien méchant grâce au groupe « Lovecraaft «. Les coups de cœur de la rédaction vont vers Fabrice Caurier et sa belle voix rauque sur « ta, ma liberté «, coup de chapeau également à la chanteuse Mylène, dont le titre « La bicyclette orange « est un petit bijou oxygéné. www.musique02.fr La galette de Masala Masala, en langue indienne, c’est le mélange. On ne pouvait pas mieux trouver pour traduire l’inclassable fusion dans laquelle s’inscrivent les envolées musicales de ce trio de Saint-Quentinois. Signé sur le label suisse « Metalfreak Records « le groupe sort son premier album, baptisé « The drifter « (approximativement, « le paumé «), un recueil de onze morceaux qui emmène l’auditeur dans un univers aux harmonies chatoyantes, rageuses, aériennes, souvent déroutantes mais toujours servies par une impressionnante qualité de jeu. Il faut dire que les gaillards ne sont pas non plus tombés de la dernière pluie. Franck, virtuose de la basse et vocaliste patenté, traîne sa silhouette déguinguandée sur toutes les scènes depuis des années. A la guitare, Fred s’est déjà illustré au sein des métalleux de « Hertz and Silence « et collabore régulièrement au magazine « Guitar part «. Il tourne également avec le combo culte « Treponem Pal « au sein duquel l’a d’ailleurs rejoint Mathis, le benjamin de la troupe, repéré et encouragé par la firme Tama pour ses talents de batteur. En voilà qui ont fait leurs gammes, et effectivement à l’écoute de la galette, « ça tricote sévère « comme on dit dans le jargon, mais toujours en gardant une approche intuitive où l’émotion prime largement sur la techni- Soissons Les Bax sont quatre. Trois gars, une fille, tous originaires du Soissonnais. Ils font du rock, tendance pop, sur leur site internet certains parlent même de « fresh pop «, ce qui ne les a pas empêchés de s’imposer en novembre dernier à Vervins sur la scène du tremplin le plus rock de la région, le « Rock’Aisne Force - Philippe Bronsin « qui réunit chaque an- Le 1er album de Bax sera bientôt dans les bacs. que. A quoi ça ressemble ? A du rock pardi, du rock au pluriel car question influences, les trois mélomanes ont des oreilles qui ratissent large et citent sans sourciller des artistes comme Björk, Gojira, Massive Attack ou Primus. Contact : www.myspace.com/masalatrio 06 81 89 52 11 Bax stage née la fine fleur des musiques actuelles du département. Bax reviendra donc à Vervins l’an prochain, et surtout, ils feront pour la deuxième fois dans leur carrière l’ouverture du festival Pic’arts au pied du donjon de Septmonts au mois de juillet, un rendez-vous qui attire plusieurs milliers de festivaliers chaque année. Saint-Quentin Un trio explosif à découvrir sans tarder. Bax, c’est le diminutif qu’a trimballé pendant toute son enfance Christophe Backès, le chanteur et compositeur du groupe, rapport à son nom de famille. « Pendant longtemps j’ai joué tout seul dans mon coin, raconte l’intéressé. J’ai croisé Nico, le batteur, lors d’une jam à l’EJC de Soissons où j’allais régulièrement. On a tout de suite accroché, Jean- Philippe le bassiste jouait déjà avec lui dans un autre groupe et nous a rejoints. Laurence est venue faire les chœurs sur notre premier 4 titres et finalement elle est restée aussi pour la scène. « C’était en 2005. Depuis, fort d’une bonne cinquantaine de concerts, le groupe s’est forgé une solide expérience de la scène et un premier album, enregistré par Michel Bontemps au studio Music Box à Mont Saint-Père, est sur le point de sortir dans les bacs. Les connaisseurs y retrouveront un côté « Red Hot « dans les gimmicks de guitare et un soupçon d’Alain Bashung dans les textes. Mais loin de s’effacer derrière leurs multiples influences, les membres de Bax ont su trouver un son et un style bien à eux. Contact : www.baxlegroupe.com 06 87 40 01 88 l'Aisne 165 - Mars/avril 2008



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