[02] l'Aisne n°164 jan/fév 2008
[02] l'Aisne n°164 jan/fév 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°164 de jan/fév 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : mieux que le fioul... dossier bois énergie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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✔ 8 éducation Les cours de remise à niveau sont individualisés. Chacun va à son rythme. Une 2 ème chance pour les jeunes Le Centre "Défense 2 ème chance" de Couvron est le 13 ème centre du genre créé en France par l’Etablissement public d’insertion de la défense (EPIde) placé sous la double tutelle du ministère de la Défense et de celui de l’Emploi, de la cohésion sociale et du logement. Les stagiaires accueillis au CD2C sont logés, nourris et blanchis. Ils perçoivent chaque mois une allocation de 150 euros à laquelle vient s’ajouter à partir du 3 ème mois une prime capitalisée de 150 E mensuels remise à l’issue de leur séjour. 50% des stagiaires accueillis à ce jour ont été insérés durablement dans la vie active à l’issue de leur parcours. "L’école, ça me saoulait. J’ai tout plaqué en première année de CAP. Les années qui ont suivi, je les ai passées en bas des blocs à Saint- Quentin. Je ne me levais plus. Je n’avais plus envie de rien". Un an après son entrée au Centre "Défense, 2 ème chance" (CD2C) situé au sein de la base militaire du quartier Mangin à Couvron, Mikaël Warest, 21 ans est métamorphosé. Ce jeune Saint-Quentinois a "tourné la page sur sa vie d’avant". Aujourd’hui, vêtu de l’uniforme bleu et gris du centre, Mickaël rentre d’un d’entretien professionnel. "Je viens de décrocher un stage dans une entreprise de couverture à Crépy. Je suis très content de commencer à travailler. Je le dois au centre. Je ne regrette pas d’avoir franchi le pas et d’être venu ici". Comme les 53 autres jeunes filles et garçons âgés entre 18 et 21 ans accueillis actuellement à Couvron, Mickaël a intégré volontairement le dispositif. Une majorité d’entre eux a été orientée par les missions locales ou a été détectée lors de la Journée d’appel de préparation à la défense (JAPD). "Ces jeunes gens ne sont pas des délinquants. Ils sont en situation d’errance. En échec scolaire, il n’ont ni emploi, ni qualification", indique Jean-Pierre Grisouard, le directeur du Centre qui souligne : Laon Couvron "tous sont volontaires et restent libres de partir. Nous ne sommes pas un centre renforcé ni une institution paramilitaire". Depuis sa création en décembre 2006, le Centre "Défense, 2 ème chance" à Laon Couvron a accueilli et permis la réinsertion sociale et professionnelle de 120 jeunes désocialisés. Reportage. "Ça m’a remis sur les rails" Sur une période comprise entre 6 mois et 2 ans, le CD2C propose aux stagiaires un programme pédagogique personnalisé. Ce programme se décline en trois volets : une formation comportementale et civique, une remise à niveau des fondamentaux scolaires préparant au Certificat de formation générale (l’équivalent de l’ancien Certificat d’étude) et un module comprenant la mise en oeuvre d’un projet professionnel. "Au départ, pour les stagiaires, il s’agit d’apprendre à se lever tôt, à soigner sa présentation, à respecter l’autorité et leurs camarades. Ce n’est pas toujours facile pour eux de s’adapter au règlement", indique Jean-Louis Duros, directeur de l’insertion et de la formation du CD2C. Un avis partagé par Tina Gronnier 19 ans venue de Château-Thierry : "le plus dur au début, c’est de se lever tous les matins à 6 heures. Quand on a passé un an enfermé chez soi sans rien faire, comme moi, ça vous bouscule ! La discipline est stricte ici mais c’est nécessaire. Le fait d’être cadrée m’a complètement remotivée, ça m’a remis sur les rails", raconte la jeune fille qui se forme aujourd’hui au métier d’hôtesse d’accueil. La remise à niveau scolaire comprend des cours de français, de mathématiques, de vie sociale et professionnelle (VSP) mais aussi d’éducation physique dispensés par des professeurs de l’Education nationale. "Les cours se font à effectif réduit, pas plus de 15 élèves par classe. L’apprentissage est individualisé, chacun va à son rythme. Il s’agit de ne pas reproduire le contexte de l’école traditionnelle dans lequel ils étaient en échec", explique le responsable de la formation. En fin de parcours, une autre équipe d’enseignants chargée de l’insertion accompagne les volontaires pour la définition et la concrétisation de leur projet professionnel. "Quand on a passé un an sans rien faire, ça vous bouscule". C’est cette partie du programme qui intéressait Benjamin Colloi, 21 ans, cuisinier de formation originaire de Saint-Quentin. "J’étais complètement perdu dans mes recherches d’emploi, j’avais besoin d’un accompagnement pour faire un CV, une lettre de motivation et préparer des entretiens", confie-t-il. Une aide concrète qu’il a trouvée au centre. "Nous travaillons en partenariat avec des entreprises locales notamment dans les domaines du BTP, du transport logistique et de la restauration", indique Jean- Louis Duros. Dans ces entreprises, les jeunes se forment au métier qu’ils ont choisi par le biais de stages à l’issue desquels le plus souvent ils décrochent leur premier contrat.
Neuilly Saint-Front Château-T hierry devenu une obsession". Une à deux heures par jour, cinq heures d’affilée le mercredi, Adrien Sarasso, 19 ans, soude, perce, plie, scie "droit de préférence", puis monte, démonte, remonte mieux, démonte encore. "Le jour, la nuit, je repense les assemblages, les trajectoires. Le jour J, il doit être parfaitement au point". L’objet de toutes ses attentions est un robot, celui là même qui représentera le club robotique du lycée technique Jules Verne de Château-Thierry aux Trophées Planète sciences (anciennement E = M6) 2008. Le club est dans le top 10 des clubs français depuis 3 ans. Adrien travaillera en tout 600 heures sur "le bébé" aidé par une dizaine d’autres amateurs de bricolage. Le club est ouvert à tous les élèves, du BEP à la terminale, des filières scientifiques comme générales. Tous mettent la main dans les circuits y compris ceux qui n’ont aucune connaissance dans le domaine. "C’est tout l’intérêt des clubs robotiques et de la compétition Planète sciences : promouvoir les sciences et les rendre accessibles à tous. Les élèves pris dans le jeu de la conception du robot abordent les différents domaines technologiques : l’électricité, l’électronique, la mécanique, la plomberie, la menuiserie. Cette activité ludique leur permet une approche des sciences différente de celle des cours. Elle leur apprend aussi à travailler en équipe et à gérer un planning de réalisation", explique Christophe Frambourt, prof de techno au lycée Jules Verne à l’origine du club. Les qualifications pour les championnats de France des Trophées Planète sciences se déroulent chaque année en mars à Hirson. Une trentaine d’équipes d’Alsace-Lorraine, de Champagne-Ardenne, de Normandie, de Picardie et du Nord Pas de Calais s’y rencon- éducation 9 Enfants, ils étaient mordus de Meccano. Plus grands, ils ont rejoint les clubs robotiques de l’école ou de la commune pour participer aux Trophées Planète sciences qui se déroulent les 22 et 23 mars à Hirson. Les robots attaquent en mars ! "C’est trent. Cinq équipes axonaises sont en lice pour l’édition 2008. Lors de la compétition, tous les robots sont égaux. Il n’existe aucune catégorie selon l’âge ou le niveau des concepteurs. Ce qui réserve parfois des surprises. "Il y a deux ans, on s’est fait battre par des CM2. Respect", rapporte Adrien, l’élève roboticien de terminale. Le règlement est le même pour tous : en 1’30 mn de match, les deux robots concurrents doivent remplir au mieux les missions imposées. "La compétition est grisante. Entre les problèmes techniques de dernière minute, les 300 spectateurs qui hurlent et les caméras de télévision, ça promet des montées d’adrénaline", rapporte Benjamin Michel, 15 ans, en classe de seconde au lycée Jules Verne. La seule envie de participer aux Trophées Planète sciences vient d’ailleurs de susciter la création "Notre robot s’est fait battre par celui d’une classe de CM2 ", Adrien, élève de terminale. d’un club robotique à la Maison des projets de jeunes de Neuilly Saint-Front. Pour aider les volontaires à démarrer l’activité, un délégué de Planète sciences de l’Aisne est venu leur donner quelques cours de méthodologie. Depuis, les jeunes se retrouvent le mercredi et se font la main sur différents engins (fusée à eau, voiture filo-guidée) avant de définir leur robot de compétition. "C’est fou ce qu’on peut faire avec des morceaux de carton, des bouts de tuyau en plastique, de la colle, quelques vis et un petit moteur. On se prend bien la tête mais c’est du bonheur quand ça fonctionne ! " raconte Kévin Delcourt, 13 ans. "Cette année, on va à Hirson pour voir mais, l’année prochaine on sera au point", prévient son camarade, Michel Mauruc, 14 ans. Les jeunes du club robotique du lycée technique Jules Verne à Château-Thierry participeront aux trophées Planète sciences pour la 8 ème année connsécutive. ✔ Les forces de la nature L’édition 2008 des Trophées Planète sciences se déroule sur le thème des énergies renouvelables les 22 et 23 mars à Hirson. Les robots téléguidés devront dans le temps limité (1min 30) activer plusieurs systèmes d’énergie renouvelable (hydraulique, éolienne et solaire) afin de produire le plus d’électricité possible. Sur la table de jeu, les robots devront transporter un maximum de balles de ping-pong bleues (l’eau) vers un barrage, relever des éoliennes face aux ventilateurs et retourner des panneaux solaires face à la lumière. Rens. Planète sciences Picardie secteur Aisne : 03 23 62 89 43 ou www.planete-sciences.org



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