[02] l'Aisne n°164 jan/fév 2008
[02] l'Aisne n°164 jan/fév 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°164 de jan/fév 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : mieux que le fioul... dossier bois énergie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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✔ 26 culture Lire "L’aile ou la plume" de Michel MATHIEU En vente chez l’auteur, 2 rue du Cloître 02000 Laon "Un froid de canard, faire le pied de grue, bailler aux corneilles"… Si les oiseaux sont omniprésents dans nos expressions, dans l’art ou dans les croyances populaires, c’est qu’ils ont de tout temps fasciné l’homme. Serait-ce parce qu’ils volent, se rapprochant ainsi des dieux ? Dans ce livre à la plastique magnifique, Michel Mathieu, avocat à Laon, nous apprend mille choses sur le peuple ailé. A la précision scientifique de l’ornithologue, l’auteur a subtilement mêlé des anecdotes liées au temps qu’il fait, à la gastronomie ou à la mythologie. Et les pages défilent sans lassitude, agrémentées de dessins ou de gravures pleines de poésie. Savant et surprenant, ce livre est une réussite. N’hésitez pas, envolez-vous ! Saint-Quentin Laon Soissons « Merci à Seb et à Yves pour cette improvisation, maintenant je crois que Christophe voudrait nous jouer un petit morceau à la guitare. Des volontaires pour l’accompagner à la basse et à la batterie ? « Ce soir-là, à l’espace jeunesse et culture (EJC) de Soissons, c’est l’animateur de l’atelier basse, Rémi Gadret qui fait le maître de cérémonie. Comme tous les mardis, avec ses collègues de l’EJC, il anime la jam. Une petite scène est aménagée au fond de la salle avec quelques projecteurs, batterie, micros et amplis. Devant, des tables disposées façon « cabaret « et un public déjà nombreux en ce début de soirée. Certains sont venus avec leur instrument dans l’idée de participer, d’autres pour le seul plaisir de regarder et Echange, partage et convivialité sont les maîtres mots d’une « Jam session » réussie. Les « jam sessions « sont en vogue. Dans l’Aisne, de plus en plu des rendez-vous réguliers aux musiciens de tout poil qui aim « taper le bœuf «. Club échangiste musical surtout d’écouter. A l’EJC de Soissons, tout comme à l’Escal de Laon, cela fait déjà une dizaine d’années que s’organisent ces soirées de type « scène ouverte «. Ancien patron de bar et percussionniste de son état, Pascal Noël avait été l’initiateur de ces rendez-vous musicaux qui avaient vite rencontré un vif succès. Sa mort accidentelle en 2005 fut un choc pour les protagonistes des jams et tout aurait pu s’arrêter là si les structures d’accueil et les participants n’avaient pas décidé ensemble de faire en sorte que le spectacle continue. Depuis, le phénomène a fait des émules et de façon plus ou moins régulière, des jam sessions s’organisent un peu partout où il est question de musique : MJC, écoles de musique et café-concert en première ligne. Le principe es tou- Jamais sans ma jours un peu le même : un lieu public, du matériel de sonorisation mis à disposition et une ou plusieurs personnes pour mener la danse. Pour ce qui est de l’ambiance par contre, les choses peuvent être sensiblement différentes d’un endroit à l’autre, voire d’une soirée à l’autre. « La spécificité à Soissons, c’est que la jam s’appuie sur les différents ateliers de pratique instrumentale qui existent et qui regroupent près de trois quarts des adhérents de la structure," explique Stéphane Migniacco, l’animateur. De longue date, l’EJC propose en effet des ateliers pour apprendre la guitare, la basse, la batterie, le saxo, le chant et les percussions. Les encadrants sont tous des musiciens professionnels, intermittents du spectacle, et ce sont d’ailleurs eux qui se chargent de lancer la machine en début de soirée quand il n’y a pas de groupe invité en 1 ère partie. « Une fois dans le mois, le bœuf commence à 20 heures au lieu de 21 heures et il est réservé aux élè- Ambiance cabaret autour d’une reprise, jazz manouche ou improvisation totale, dans une jam, tout est possible.
s de lieux proposent ent se retrouver pour jam ves des ateliers, précise Julien Behar de l’atelier saxo. Le reste du temps, c’est ouvert absolument à tout le monde et c’est un peu comme un « club échangiste musical « où tout est possible, il est même arrivé que l’on flirte avec la musique classique. Souvent, il y en a qui viennent en groupe avec une reprise qu’ils ont préparée, d’autres arrivent avec des instruments parfois très originaux comme une scie musicale, l’autre jour c’était un ocarina ! « De ces rencontres naît parfois un vrai projet musical. De nombreux groupes se sont formés ainsi comme le groupe soissonnais « Bax « par exemple, vainqueur du « Rock Aisne Force « 2007. Pas d’ateliers musicaux à l’Escal de Laon mais plutôt un « noyau dur « de musiciens confirmés qui sont les piliers de la jam laonnoise. « "Nous sommes cinq ou six musiciens à venir très régulièrement, ✔ Se confronter à la scène, s’essayer à l’improvisation Inconnu jusqu’alors sur Saint-Quentin, le phénomène jam a récemment débarqué au café-concert Le Manoir, racheté récemment par Jean-Christophe Deville, lui-même musicien au long cours. « Je travaillais sur Soissons auparavant et j’étais un habitué de la jam de l’EJC, explique-t-il. Je trouvais dommage que ça n’existe pas à Saint-Quentin, aussi quand il a été question de tenir un café, je me suis dit que c’était l’occasion. « La première tentative en décembre dernier fut un vrai succès et le plaisir manifeste de certains participants donnait à penser qu’une équipe d’habitués allait sûrement se mettre spontanément en place. A Charly sur Marne, l’école de musique gérée par l’association « Musique et scène « a compris depuis longtemps que la jam session était un très bon outil pédagogique. « C’est l’occasion pour les élèves de se confronter à la scène, de s’essayer à l’improvisation et Le groupe « Merlet’swing » en ouverture de la Jam à l’ESCAL de Laon. explique Michel Bontemps (dit Mitch), ingénieur du son dans le civil, bassiste ou batteur selon les besoins quand il anime une jam. C’est toujours l’un d’entre nous qui s’y colle pour gérer la soirée et inviter les gens à venir participer pendant que Nicolas Thouant, l’animateur, s’occupe du bar et de la sono. C’est très important d’avoir ce genre d’équipe un peu informelle mais toujours présente. « Ce qui semble caractériser le musicien « jameur «, c’est son ouverture d’esprit et son envie d’explorer les genres musicaux. « Ceux qui ne veulent jouer que dans un style particulier, ils ne viennent généralement qu’une fois, reconnaît Mathieu Beaudoux, habitué du piano. Le principe d’une jam, c’est l’improvisation, et s’il y a un style qui s’y prête, c’est bien sûr le jazz, mais nous sommes vigilants à ne pas nous y enfermer. Le but est que tout un chacun prenne du plaisir à jouer, quel que soit son niveau et sa sensibilité. « Jamwwwwwwww,wwwwwww : wwwwww www wwwww www www.wwwww.www Les wwww ww www d’apprendre à jouer en groupe, assure Sébastien Crapat qui enseigne la guitare. « Une méthode appliquée également à Neuilly Saint-Front à la « Maison de Projets de Jeunes « qui propose également des ateliers instrumentaux fréquentés par une vingtaine d’adhérents. « Pour l’instant, les jams s’organisent uniquement avec les adhérents et en après-midi, précise Thomas Denivet, animateur de la structure. Mais très prochainement, nous allons essayer en soirée avec ouverture au public car il y a des musiciens sur le secteur qui n’attendent que ça. « La Biscuiterie à Château-Thierry s’est déjà essayée à la jam et compte le proposer de façon régulière, les « Caves à musique « de Tergnier et celles d’Hirson sont dans le même état d’esprit, il y a fort à parier que dans l’Aisne, il sera bientôt possible de « jamer « tous les soirs de la semaine. ✔ culture 27 Lire "Gros sur la tomate" de Dominique BRISSON Editions Syros - Prix 5,90 E Dominique Brisson partage son temps entre la région parisienne et le village d’Epaux-Bézu, non loin de Château-Thierry. D’abord auteur de livres pour les adultes, elle s’est orientée, avec bonheur, vers la littérature jeunesse. Dans "Gros sur la tomate" paru récemment (2007), Bob est un petit garçon qui mélange tout, les mots, les chiffres, les idées... ce qui n’est pas sans lui poser beaucoup de problèmes à l’école. Heureusement, il y a maman pour l’aider Au fil des pages, on découvre l’univers du petit Bob et l’on en arrive vite à découvrir que son principal problème, outre la maîtresse, c’est la dyslexie. Mais il l’a vaincra en déclarant sans se tromper à la maîtresse qu’elle est une "peau de vache"... Une approche poétique, une écriture simple, de la joie malgré les incompréhensions et les douleurs qui en découlent... tout cela fait de ce livre un moment de bonheur à mettre entre les mains des écoliers de tout poil, à partir de 10 ans. A lire également, de Dominique BRISSON et Maud LEGRAND, l’album "Lettres d’amour à des petites chipies" Editions Le Baron Perché 14,90 E



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