[02] l'Aisne n°164 jan/fév 2008
[02] l'Aisne n°164 jan/fév 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°164 de jan/fév 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Aisne

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : mieux que le fioul... dossier bois énergie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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22 sport Championne de France junior de tennis de table, Aurore Dessaint affiche un talent et une détermination présageant une grande carrière sportive. Rencontre avec une mordue de la raquette. Quand vient l’Aurore Pas facile d’arriver à croiser Aurore Dessaint, même le temps d’une brève entrevue. Non pas que la jeune pongiste évite les médias, mais du haut de ses seize ans, la championne doit jongler avec un agenda aussi chargé que celui d’un ministre, ne lui laissant que rarement l’occasion de revenir dans son club saint-quentinois. « Je pars très bientôt avec les juniors de l’équipe de France pour disputer les championnats du monde à Palo Alto en Californie, explique-t-elle. Ensuite, je dois enchaîner sur le World Junior Circuit en Allemagne, en fait, depuis l’âge de 12 ans, le ping-pong me fait beaucoup bouger ! « Est-ce à cause de sa vie d’interne, adoptée pour concilier scolarité et ambitions sportives, toujours est-il qu’Aurore fait preuve d’une maturité déconcertante pour une adolescente de son âge. Depuis son entrée en classe de 6 ème, l’école doit de toute façon composer avec Saint-Quentin ses impératifs sportifs. C’est elle qui a choisi cette vie et de l’aveu même de ses parents : "elle est d’un tempérament très décidé. Elle dit toujours « Non « au début, après elle réfléchit et quand sa décision est prise, c’est ferme «. Intégrée au Pôle Espoirs d’Amiens en 2003 alors qu’elle rejoignait l’équipe de France, cela fait maintenant quatre ans qu’elle est accueillie au Pôle France de Nancy. « Là-bas, tout est aménagé pour conjuguer les cours, les entraînements et les matchs, explique-t-elle. Mais c’est quand même difficile à gérer pour les pongistes, car c’est nous qui sommes le plus souvent en déplacement. « Si son objectif est d’aller le plus loin possible en tennis de table, Aurore a conscience qu’une carrière sportive est limitée dans le temps et qu’il faudra bien exercer un métier plus traditionnel un jour ou l’autre. Elle prépare pour l’heure un bac ES et se voit bien étudier la psychologie par la suite. Aurore a troqué son Kimono pour une raquette à l'âge de 7 ans.. Sa première raquette, elle la touche à l’âge de sept ans, sur l’exemple de sa soeur aînée Elodie, abandonnant du coup le judo. « Je ne savais pas comment le dire à mes parents, mais je n’aimais pas trop faire des galipettes," avoue-t-elle. Elle passera alors par beaucoup de clubs : Muille-Villette, Péronne, Amiens, Mondeville et enfin Saint-Quentin dont elle porte les couleurs depuis deux ans. « On l’avait à l’œil depuis un petit moment," glisse la présidente saint-quentinoise Virginie Quint. « Après avoir connu ailleurs des structures empêtrées dans les problèmes financiers quand ce n’était pas la valse incessante des dirigeants, Aurore a trouvé au sein du TTSQune équipe stable et dynamique. Le club évolue en Pro B, lui offrant un cadre sportif à son niveau. « Chaque match est un duel. Mon entraîneur parle même de sport de combat. « A 16 ans, Aurore a porté haut les couleurs de son club saint-quentinois en remportant 4 fois le titre de championne de France. « La préparation est très tactique dans ce sport, précise Aurore. Chaque match est un duel, mon entraîneur parle même de sport de combat. On passe donc beaucoup de temps en amont à observer et analyser le jeu de l’adversaire. « La méthode est payante comme le prouvent les performances de la jeune axonaise qui avait réussi un doublé historique aux championnats de France 2006 en remportant le titre en catégorie cadette et en catégorie junior. Avec son titre de championne minime en 2004 et le dernier remporté en 2007, la voilà déjà quatre fois championne de France sans parler des nombreuses médailles glanées en international.
Le sport manque d’arbitres. Pour y remédier, les comités sportifs et l’Union nationale du sport scolaire (UNSS) se partagent aujourd’hui la formation des jeunes arbitres de demain. Guise Chauny Celui que l’on surnomme "l’homme en noir" est un sportif comme les autres. Le long de la ligne, sur le terrain ou sur le banc des juges, il est aussi indispensable à la compétition que les joueurs. Sportif comme les autres oui, mais sportif trop rare. Ainsi, avec ses 262 arbitres officiels, le district de l’Aisne de football (DAF) a du mal à prendre en charge tous les matchs du dimanche. "Certaines rencontres de dernières divisions sont suivies au pied levé par des arbitres non officiels, le plus souvent des dirigeants de clubs bénévoles", affirme Jean- Charles Cailleux, président de la commission arbitrage du district qui officie lui-même en ligue 1. Aussi, les comités sportifs redoublent-ils d’efforts pour promouvoir l’image de cette fonction indispensable au jeu. La journée nationale de l’arbitrage est une des opérations qui y contribuent. L’édition 2007 s’est tenue en octobre à Guise. Les jeunes sont la cible favorite des responsables sportifs. La séduction du corps arbitral « Mon père m’a transmis sa passion « Alban Camus La formation de jeune arbitre est accessible dès l’âge de 16 ans. Les candidats préparent les différents examens sur des créneaux aménagés au sein de leur comité. Ils ont la possibilité d’évoluer et de gravir les échelons successifs : jeune arbitre de district (JAD) puis jeune arbitre de ligue (JAL) et, enfin, jeune arbitre fédéral (JAF). Pour Olivier Cambraye, formateur et vice-président de la commission arbitrage du district de l’Aisne, "s’essayer à l’arbitrage ne peut être que bénéfique, tant sur les plans sportif que personnel. Chez un jeune, ça forge le caractère, ça permet d’apprendre dans la difficulté et oblige à prendre des responsabilités, des décisions. Il faut faire preuve d’autorité, parfois, envers des personnes plus âgées. Cette activité fait mûrir". Fort de ces arguments, le comité de foot s’est entendu avec l’inspection académique pour ouvrir en septembre 2007 une classe d’arbitrage au sein de la section sportive de football du collège Jacques Cartier à Chauny. Une première dans le département. Alban Camus et Anne-Claire Boucher, 14 ans, en classe de 3 ème tous les deux, sont les premiers élèves à avoir intégré la section expérimentale. Quatre heures par semaine, pendant que leurs camarades s’entraînent sur le terrain, eux, se penchent sur les 17 lois qui régissent l’univers footballistique. Des hommes en noir expérimentés interviennent pour les y aider. La formation est pointue. "Nous travaillons à partir de supports spécialisés mais aussi beaucoup sur vidéo. Nous visionnons des matchs et analysons toutes les interventions des arbitres", explique Alban qui prépare l’épreuve de jeune arbitre de ligue. Chez lui, on est arbitre de père en fils. "Mon père m’a transmis sa passion. J’aime la complexité de l’application des règles et de la gestion humaine". L’UNSS joue également un rôle majeur dans la formation des jeunes sport 23 Hervé Loiseau (à droite), 29 ans d'arbitrage, forme Alban Camus jeune élève arbitre au collège Jacques Cartier à Chauny. Jean-Charles Cailleux, arbitre de Ligue 1 participe régulièrement aux cours de la section sportive de football du collège de Chauny. juges sportifs. En milieu scolaire, on les appelle les jeunes officiels. Toutes disciplines confondues, ils sont au nombre de 512 dans l’Aisne. Selon leur degré de formation, ils ont eux aussi accès aux niveaux district, régional et national. Elèves des classes de 6 ème à la terminale, ils se sont portés volontaires pour suivre la formation d’arbitre qui a lieu le mercredi après-midi. "Cette activité les aide à devenir adultes et les valorise. Des jeunes qui ne sont pas très à l’aise dans une activité physique peuvent en revanche se révéler talentueux dans l’arbitrage", assure Bernard Vivien, président de l’UNSS de l’Aisne. Seul bémol, une fois sortis du circuit scolaire, ils ne sont plus habilités à arbitrer. D’où la nécessité de créer des passerelles pour que les élèves qui le souhaitent accèdent en parallèle aux formations proposées par les comités sportifs. "La mise en place est en cours", assure Bernard Vivien. "Nous avons déjà signé plusieurs conventions notamment avec les comités de hand-ball, de basket et bientôt de rugby". www.wwwww.www Les wwww ww www Lewwwww-wwwwwwwwwwwww-wwwwwww wwwwwwww,wwwwwwwwwwwwww1



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