[01] Notre Département n°9S juin 2020
[01] Notre Département n°9S juin 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9S de juin 2020

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Ain

  • Format : (230 x 290) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : covid 19, 32 millions d'euros, le département engage la reprise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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8 Assurer la solidarité pour les plus fragiles Centres départementaux de la solidarité  : UN SERVICE SOCIAL RÉACTIF DE PROXIMITÉ Sophie Reverdy, responsable du CDS de Lagnieu (à droite) Échelon local essentiel dans la gestion de la crise sanitaire, le Département a su apporter une réponse aux Aindinois démunis ou isolés par cette situation imprévue. En engageant 13,1 millions d’euros de son plan d’actions en direction de la Solidarité, la collectivité départementale démontre sa volonté d’aider les plus fragilisés et garantir la pérennité des établissements qui les accueillent ou accompagnent. Soutien au pouvoir d’achat des plus modestes à travers une aide au paiement des loyers, maintien des dotations aux établissements et services pour personnes handicapées, augmentation du temps de psychologue dans les Ehpad, … Les mesures prises par le Département visent à ce que la crise ne laisse de côté aucun Aindinois dans le besoin. P P O P OD PODC POD CA PODC AS P ODCAS T ODCAS T DCAS T CAS T AS T S T T ain.fr [Retrouvez le détail du plan d’actions Solidarité du Département sur ain.fr] Les seize Centres départementaux de la solidarité (CDS) jouent un rôle pivot dans la gestion des demandes des Aindinois fragilisés par la crise sanitaire et économique. Dès les premiers jours du confinement, les assistants sociaux, puéricultrices et conseillers en économie sociale et familiale ont fait preuve d’adaptabilité et de réactivité pour garder le lien social avec les publics qu’ils accompagnent. « Du fait de la réorganisation du service Solidarité du Département, au mois de décembre 2019, tous nos agents ont désormais un ordinateur portable et un téléphone, ce qui a permis la mise en place très rapide du télétravail, explique Béatrice Marty, responsable du CDS de Belley. Les locaux ont donc été fermés au public pendant le confinement mais nous avons pu poursuivre notre activité ». Des partenariats renforcés Perte de ressources suite à des difficultés professionnelles, situation de violence intra familiales, décrochage scolaire… « Il a fallu écouter et orienter », poursuit Béatrice Marty. « L’important était de ne laisser personne sans réponse », renchérit Sophie Reverdy, en charge du CDS de Lagnieu. Pour cela, chaque centre a pu s’appuyer sur son réseau de partenaires locaux. « On était dans le souci de prendre en charge les personnes en difficulté et d’avoir une réponse adaptée, affirme Sophie Reverdy. Dans un contexte de hausse des violences conjugales, le partenariat avec la gendarmerie a, par exemple, été privilégié ». Répondre aux besoins des plus démunis Depuis le 11 mai et la réouverture progressive des CDS, sur rendez-vous, Béatrice Marty note un besoin des usagers d’être « informés sur leurs droits ». La perte de revenus suite à une situation de chômage partiel ou l’arrêt d’une mission interim a, en effet, fragilisé de nombreuses personnes. Outre la poursuite du traitement des dossiers de demande de Revenu Juin 2020
140t Laureen Lipson, assistante sociale Charlotte Guillard, infirmière puéricultrice de solidarité active (RSA), les CDS délivrent, par exemple, des chèques d’accompagnement personnalisé en guise de bons alimentaires. « Nous accompagnons aussi un autre public qui ne faisait pas appel au service social avant le confinement », observe Laureen Lipson, assistante sociale au CDS de Lagnieu. « Nous tenons une place primordiale et notre rôle de service social a été renforcé sur notre territoire », abonde Sophie Reverdy. Accompagner les jeunes parents La crise sanitaire a aussi provoqué beaucoup de stress chez les jeunes parents. « L'arrivée d'un enfant dans ce contexte peut-être source d'angoisse, explique Charlotte Guillard, infirmière puéricultrice au CDS de Lagnieu.Notre rôle était de soutenir les jeunes parents par téléphone en apportant une première réponse et en les réorientant si besoin. L'objectif était aussi de maintenir le lien en vue du post-confinement ». Et que ce soit à domicile ou lors d’un rendez-vous post-natal, toutes les mesures sanitaires sont prises pour protéger le public et les agents. « Nous sommes équipées de visières, de masques, de gants et d’une sur-blouse pour manipuler les bébés », confirme Charlotte Guillard. Soutenir les assistants maternels En lien direct avec les CDS, notamment pour les demandes d’agréments, les assistants maternels peuvent aussi compter sur les services du Département pour répondre à toutes leurs interrogations. « Nous les avons accompagnées face à leurs craintes et l’affluence de demandes qu’ils ont eu pendant la période de confinement, précise Charlotte Guillard. Aujourd’hui, nous sommes là pour les guider dans la reprise ». Une opération de distribution d’envergure inédite a été menée par le Département, sur seize sites, pour doter chaque professionnel de la petite enfance de 20 masques chirurgicaux. Au total, pas moins de 120 000 masques ont été financés par la collectivité départementale. 1,63 M € C’est le montant des dotations maintenues pour 2020 par le Département à destination des Services d’accompagnement et d’aide à domicile (SAAD). Dès le mois de mars, les six associations sous Contrat pluriannuels d’objectifs et de moyens ont vu leur activité diminuée de 30%. Elles n’en sont pas moins restées mobilisées. 1000 intervenants à domicile ont, en effet, poursuivi leurs missions durant la crise sanitaire. La collectivité départementale accompagne ainsi cette continuité de service et permet à ces SAAD de reprendre une activité normale. À votre écoute MURIEL LUGA GIRAUD Vice-présidente déléguée aux affaires sociales La crise que nous traversons n’épargne personne  : des enfants aux personnes âgées, toutes les personnes ont besoin d’écoute et d’attention. Le Département a agi dans le champs d’actions de ses compétences et même au-delà. Parce que l’humain nous touche au plus près et que nous ne pouvions pas juste constater les situations. Nous avons choisi d’agir en intervenant en fonction des possibilités sanitaires, matérielles, et aussi en fonction de nos moyens. Nous avons fourni aux personnes âgées résidantes en Ehpad des tablettes pour rompre l’isolement, aux personnels de nos établissements d’accueil, nous avons mis à leur disposition le matériel de protection adéquat, nous avons immédiatement répondu aux situations de détresse familiale engendrées par la crise sanitaire et nous apportons un soutien psychologique à tous ces acteurs de terrain  : notre plan d’actions engage 13 millions d’euros pour une solidarité en actes et en proximité. Vous rencontrez une période de difficulté ? Le service « Ain solidarité, j’écoute » est disponible pour répondre à toutes vos demandes en composant le 3001 du lundi au vendredi, de 9 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17h. Vous êtes victime ou témoin de violences conjugales ? Composez le 3919 afin d’être informé ou orienté anonymement vers des dispositifs d'accompagnement et de prise en charge. Vous avez besoin d’un soutien psychologique ? L’Aide aux victimes et médiation dans l’Ain (Avema01) est à votre écoute au 04 74 32 27 12 du lundi au vendredi de 9 h à 17h. 9



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