[01] Notre Département n°9S juin 2020
[01] Notre Département n°9S juin 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9S de juin 2020

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Ain

  • Format : (230 x 290) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : covid 19, 32 millions d'euros, le département engage la reprise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 350 TESTS DE DÉPISTAGE PAR JOUR Après que le Département ait candidaté auprès de l'Agence régionale de santé Auvergne Rhône-Alpes, le Laboratoire départemental d'analyses (LDA) de l'Ain a été choisi, mi-avril, pour dépister et analyser les tests de la Covid-19. Grâce à la volonté de la collectivité départementale d'apporter une aide médicale, les 39 personnes qui travaillent dans ce laboratoire ont ainsi pu mettre leur savoir-faire au service de la lutte contre la propagation du virus. « Nous avons conventionné avec un laboratoire d'analyses médicales privé qui est chargé de faire les prélèvements sur le terrain auprès des patients, explique Daniel Baroux, directeur du LDA de l'Ain. Ces échantillons sont ensuite anonymisés avant de nous les transmettre pour analyse. Le but est de rechercher la présence éventuelle du virus grâce à des méthodes de biologie moléculaire. Enfin, les résultats sont envoyés au laboratoire d'analyses médicales qui en fait l'information auprès des patients ». Ce sont les personnes en Ehpad (résidents et personnels) qui ont été testées en priorité avant d'élargir le dispositif à un maximum d'Aindinois. Mobilisés DES ACTIONS AU CŒUR DE LA PANDÉMIE Pour faire face à la crise sanitaire, le Département s’est mobilisé dès les premiers jours de confinement. Collectivité de proximité et de toutes les solidarités, il s’est évertué à répondre aux besoins et assurer la sécurité des Aindinois. LES SAPEURS-POMPIERS SUR LE PONT L’activité exceptionnelle liée à la pandémie de Coronavirus a modifié l’organisation du Service départemental d’incendie et de secours de l’Ain (SDIS 01). Il a rapidement adapté ses moyens humains et matériels afin de répondre au mieux à la crise sanitaire, notamment pour le transport de malades et en renfort du personnel des Ehpad du département. Dès le 20 mars, le président Jean Deguerry a également proposé de dégager de leurs obligations les agents du Département sapeurs-pompiers volontaires qui le souhaitaient pour qu’ils puissent se consacrer à leurs missions prioritaires de pompier. GUY BILLOUDET Vice-président délégué à la sécurité civile et président du Conseil d’administration du SDIS 01 Je salue l’effort des pompiers, pleinement mobilisés pour assurer la sécurité de tous les Aindinois. LE LIEN PRÉSERVÉ AVEC LES AÎNÉS Début avril, le Département a lancé une opération inédite de distribution de 310 tablettes numériques dans les Ehpad, Marpa et Résidences autonomies du département. Il s’agissait de répondre le plus rapidement possible au besoin de maintien du lien entre les seniors et leurs familles durant la période de confinement, par le biais de logiciels de communication. À plus de 100 ans, Pierrette Ridet, résidente à l’Ehpad des Opalines, à Béligneux, se connecte sur Skype chaque semaine pour discuter avec ses 3 filles, installées autour de Lyon et à Louhans. Cela lui a permis de ne pas ressentir les effets du confinement. « J’aime discuter avec elles sur Skype, et les voir à l’écran, c’est beaucoup mieux qu’une lettre ou même le téléphone », affirme Pierrette Ridet. Même si la tablette a un accès adapté et simplifié, Pierrette est accompagnée par l’animatrice de l’établissement pour cette connexion. L’outil numérique va désormais aussi pouvoir être utilisé lors des animations  : « nous allons jouer au scrabble et aux échecs, sur les applications ». Le Département a aussi mis en place un portail numérique destiné aux aînés afin de leur proposer des informations attractives et ludiques sur ces tablettes. Juin 2020 DES ORDINATEURS POUR LES COLLÉGIENS DÉFAVORISÉS Soucieux de permettre à tous les collégiens aindinois de suivre leur scolarité à distance durant la période de confinement, le Département a répondu à l’appel des principaux et gestionnaires de plusieurs établissements. Du matériel informatique a été prêté aux élèves qui n’en avaient pas chez eux. MARTINE TABOURET Vice-présidente déléguée aux collèges, aux affaires scolaires, à la jeunesse et à l’enseignement supérieur Notre opération a permis de lutter contre le décrochage scolaire. L’AIN POUR L’AUTRE La période de confinement a été l’occasion de constater un véritable élan de solidarité. Sous l’impulsion du président du Département et du préfet de l’Ain, une dizaine d’organisations, comme la Banque alimentaire, la Croix rouge ou encore Emmaüs, ont uni leurs forces vives et leurs équipes de bénévoles. Objectif  : venir en aide aux personnes les plus précaires et fragiles durant la pandémie. Cette solidarité départementale s’est aussi traduite par des initiatives plus personnelles. Avec des amis restaurateurs, Caroline, sommelière indépendante à Jujurieux, a, par exemple, monté le collectif « Chefs pour Fleyriat ». « Notre idée était de montrer qu’on soutenait les soignants, explique-t-elle. Cela leur permettait de décrocher le temps de découvrir ce qu’on leur faisait à manger ». Une quinzaine de restaurateurs aindinois ont ainsi régulièrement participé à l’opération pour livrer jusqu’à 200 repas par jour au centre hospitalier de Fleyriat et la clinique Convert, ainsi que pour des opérations ponctuelles à la Maison départementale de l’enfance, le Centre psychothérapique de l’Ain et l’Ehpad Emile Pélicand de Bourg-en-Bresse.
« CETTE CRISE NOUS OUVRE DE NOUVEAUX HORIZONS » En lien permanent avec les services de la Préfecture pour gérer la crise liée à la pandémie de Coronavirus, le Président du Département a fait de l’anticipation et la prévention les maîtres mots de sa méthode. Déterminé à accompagner les Aindinois vers la reprise, Jean Deguerry livre son regard et développe le plan d’actions de 32 millions d’euros qu’il a mis en place avec la majorité départementale. Le Conseil départemental vient d’adopter un Plan d’actions de 32 millions d’euros en soutien aux secteurs économiques de l’Ain fragilisés par la crise sanitaire. Vitesse ou précipitation ? Aucune précipitation dans notre Plan d’actions. En moins de trois semaines, nous avons pris soin de définir les principes fondateurs, les grandes masses financières et les marges de manœuvre. Tout cela avec méthode et concertation, puisque nous avons associé à nos travaux les parlementaires, les chambres consulaires et les Communautés de communes et d'Agglomérations. Trois semaines tout juste après la levée du confinement (11 mai), notre Assemblée départementale a adopté ce plan sans attendre la mise au point d’un dispositif gouvernemental. Cette réactivité tient d’abord à la proximité qui nous lie à nos acteurs territoriaux  : nous voulons leur apporter une réponse ajustée et immédiate aux ravages économiques provoqués par « l’état d’urgence sanitaire ». Cette réactivité répond surtout à ma conception de la gouvernance en actes  : anticipation et prévention, autant que faire se peut. Sur nos terrains traditionnels d’intervention, – solidarité, tourisme, culture, sports –, impossible de rester inactifs face au désarroi de nos partenaires sociaux et culturels. Et je sais Interview bien que, nous les élus, nous serons jugés sur nos capacités d’adaptation et de décision… Nous savons que le péril est imminent, et les défis sans précédent. Cette crise inédite appelle une réponse à sa mesure. L’urgence est là. Alors pourquoi devrions-nous attendre ? Et attendre quoi, sinon le pire ? Pour être plus opérationnel encore, ce plan n’est pas figé. Rien n’est gravé dans le marbre  : un fonds de réserve de 5 millions d’euros nous permet de réagir aux situations d’urgence au fil des semaines et des mois à venir au cours desquels nous redoutons, hélas, de nombreux dépôts de bilan. Pour identifier les urgences et évaluer les soutiens nécessaires, quelle méthode avez-vous adoptée ? Une seule méthode a prévalu  : sortir de nos zones de confort ! Alors oublions nos habitudes pour affronter ce qui nous attend. Tout notre plan d’actions repose sur ce postulat. Et nos partenaires ont souscrit sans réserve à cette démarche. Aux pires des difficultés, les critères de concertation, de cohésion et d’efficacité l’ont toujours emporté, avec un double sujet de satisfaction à l’issue de cette crise. Je me réjouis tout d’abord de la collaboration exemplaire entre l’État, ses administrations 5



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