[01] Notre Département n°9S juin 2020
[01] Notre Département n°9S juin 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9S de juin 2020

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Ain

  • Format : (230 x 290) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : covid 19, 32 millions d'euros, le département engage la reprise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 Actionner les leviers de l’économie LA COMMANDE PUBLIQUE RELANCE LES ARTISANS Chantier du collège Ampère à Oyonnax Le Département de l’Ain a été parmi les premières collectivités de France à relancer certains chantiers. Depuis fin avril, plus de 150 chantiers sont en cours sur tout le territoire, pour un montant avoisinant les 5 millions d’euros. Le soutien à la reprise de l’activité économique se traduit aussi par la participation au Fonds de solidarité régional. Ainsi, une enveloppe d’1,3 million d’euros sera allouée au tissu économique de l’Ain. Enfin, en lien avec les intercommunalités, le Département poursuit sa politique de soutien à l’immobilier d’entreprise, à hauteur de 2 millions d’euros annuels. Autant de mesures censées accompagner les professionnels aindinois face à l’onde de choc économique annoncée. Florent Carrière a repris, il y a 3 ans, la Société Clere de Saint-Just, spécialisée dans la plomberie, chauffage, climatisation et ventilation. Durant cette période compliquée et incertaine, une crainte compréhensible des clients s’est faite ressentir. À l’annonce du confinement et en l’espace de 3 jours, ses chantiers ont été fermés les uns à la suite des autres. « Lorsque le Département, maître d’ouvrage de certains de mes chantiers, m’a annoncé qu’il souhaitait redémarrer l’activité pour relancer l’économie, je l’ai vécu comme une « planche de salut » », affirme le chef d’entreprise. Pendant quatre semaines, deux ouvriers ont effectué à plein temps des travaux de maintenance et d’installation dans les différents collèges du Département. 174 000 MASQUES POUR LES AINDINOIS EN ACTIVITÉ Mi-mai, le Département et les intercommunalités ont co-financés 174 000 masques en tissu lavables à destination de l’ensemble des salariés aindinois. Conditionnés par les équipes de la Direction des ressources techniques, des bâtiments et des vacataires, des lots de 3 000 à 50 000 masques ont été dispatchés auprès des Communautés de communes ou d’agglomération afin que ces dernières se chargent de les diffuser directement aux entreprises de leur territoire. V Juin 2020 La motion votée en session extraordinaire, le 25 mai, pour demander l’élargissement temporaire du champ d’intervention du Département, montre toute notre volonté à accompagner notre tissu économique. En restant dans notre couloir, nous permettons tout de même à nos entrepreneurs d’entrevoir plus sereinement l’avenir en amortissant la crise économique qui nous attend. el GÉRARD PAOLI Vice-président délégué à l'économie, affaires transfrontalières européennes et internationales SANDRINE CASTELLANO Vice-présidente déléguée aux routes et bâtiments Nos prestataires économiques ont durement souffert du sommeil imposé. Le Département a fait preuve d’une précieuse réactivité en relançant plus de 150 chantiers, dès le 24 avril, sur les routes comme sur nos bâtiments. Un soutien salvateur En règle générale, les chantiers du Département représentent 5 à 10% de son chiffre d’affaire. Pendant la période de confinement, c’était plus de 50% ! Florent Carrière le dit sans détour, « sans les chantiers du Département, il aurait été difficile de maintenir une activité ». Pour lui, il aurait été inenvisageable de fermer plus longtemps son entreprise. Maintenir les salaires et recourir le moins possible au chômage partiel pour ses dix salariés étaient d’ailleurs son cheval de bataille. Les informations régulièrement communiquées par la Chambre de métiers et de l’artisanat, la Chambre de commerce et d’industrie ainsi que la Fédération française du bâtiment lui ont permis également de se sentir soutenu. vidéo sur ain.fr JEAN-PIERRE GAITET Vice-président En lien avec les intercommunalités, il était essentiel pour le Département de préserver la sécurité sanitaire de tous ceux qui exercent une activité dans l’Ain.
FAIRE GERMER LA REPRISE Pépinière à Montmerle-sur-Saône La crise sanitaire est venue conforter le Département dans sa volonté de soutenir l’agriculture aindinoise, rappelant le lien essentiel entre la nature et l’alimentation. Porteuse d’emploi, primordiale pour la préservation de l’environnement, elle est à même d’apporter une réponse aux enjeux de proximité auxquels notre société se doit aujourd’hui de répondre. En complément de l’aide immédiate apportée à la filière d’excellence qu’est la volaille de Bresse, la collectivité départementale est en relation avec la Chambre d'agriculture de l'Ain pour accompagner les plus fragilisés, comme les viticulteurs, producteurs laitiers ou horticulteurs. DU POULET DE BRESSE AU MENU DES CANTINES DES COLLÈGES La fermeture des restaurants et l’interruption des activités évènementielles a fait souffrir de nombreux producteurs et éleveurs. « Pendant le confinement, 80% de notre marché a été interrompu », confirme Cyril Degluaire, éleveur à Saint-Cyr-sur-Menthon et membre du Comité interprofessionnel de la volaille de Bresse. Et si les éleveurs ont pu vendre directement aux consommateurs durant la crise, « de quoi faire du bien au portefeuille et au moral », 12 000 volailles ont tout de même été congelées. Afin d’aider à écouler ce stock et soutenir la filière, le Département s’est engagé à acheter 2 500 poulets congelés pour les servir dans les cantines des collèges lors de la Semaine du goût, au mois d’octobre. « Cela fait du bien d’avoir le soutien et l’écoute du Département, affirme Cyril Degluaire. En plus, cette opération permettra de faire goûter des volailles à des enfants qui n’ont pas forcément l’habitude d’en manger ». Soutenir les filières agricoles JEAN-YVES FLOCHON Vice-président délégué à l’Agriculture En apportant un soutien accru aux circuits courts et aux produits sous signe de qualité, le Département a souhaité satisfaire tant à l’urgence économique qu’à celle des besoins alimentaires indispensables, y compris pour les personnes et les familles les plus en difficulté. Installé depuis 2004 à Montmerle-sur-Saône, Cédric Bijon est un pépiniériste inquiet. Après un début d’année « très favorable », la crise sanitaire a stoppé net son activité. « Entre le 15 mars et le 15 mai, nous faisons habituellement 45% de notre chiffre d’affaires annuel », explique le chef d’entreprise (jusqu’à 80% du CA pour les horticulteurs,ndlr). Ses principaux clients, les communes et les paysagistes, également impactés par la crise, tardent en effet à remplir son carnet de commandes. « Avant le déconfinement, le 11 mai, tout le monde était bloqué », résume ce membre du syndicat des producteurs horticoles de l'Ain. Avec ses neuf salariés, Cédric Bijon a donc tenté d’anticiper au mieux la reprise d’activité. « On a dû rempoter afin d’avoir des plants un peu plus forts à l’automne prochain », explique-t-il. Avec la sécheresse, le professionnel s’attend, en effet, encore à quelques mois difficiles et va devoir gérer son stock de végétaux. Le Département entend les préoccupations S’il avoue qu’il sera « difficile de rattraper le retard », Cédric Bijon veut tout de même voir un coin de ciel bleu pour la filière horticole dans l’Ain. La collectivité départementale, en lien avec la Chambre d’agriculture de l’Ain, étudie la meilleure manière d’accompagner ces professionnels dont la filière a été grippée par le Coronavirus. Un soutien qui s’avère, d’ores et déjà, essentiel pour la survie de nombreuses exploitations. Bokeh production 11



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