[01] Notre Département n°9 sep/oct 2010
[01] Notre Département n°9 sep/oct 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de sep/oct 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Ain

  • Format : (277 x 392) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 14 Mo

  • Dans ce numéro : sapeuts-pompiers de l'Ain.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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« Nous avons un véhicule en feu au deuxième niveau du garage souterrain, sur la plateforme, j’envoie deux binômes en reconnaissance. » Xavier Guillaumard lance une manœuvre du centre de Gex, associé à celui de Divonne. Deux fois par semaine, professionnels et volontaires des deux centres s’entraînent pour rester opérationnels. Xavier est sapeur-pompier volontaire depuis plus de 20 ans, un Sapeurs-pompiers de l’Ain… Sur le terrain avec UNE DÉMARCHE CITOYENNE DANIEL CHAMPEAUX « Les sapeurs-pompiers volontaires, ils ont ça dans le sang ! Mais il faut aussi convaincre les entreprises de leur permettre de partir en intervention en journée quand le besoin existe. Un jour, ils auront peut-être besoin de sapeurs-pompiers en cas de sinistre dans leurs locaux. Dans certains secteurs, nous avons du mal à réunir trois sapeurs-pompiers pour qu’un véhicule parte sur le terrain. Du coup, on appelle un centre plus éloigné et le temps d’arrivée sur l’accident s’allonge », résume Daniel Champeaux, chargé de la gestion et du développement du volontariat au Sdis. Du coup, il prend souvent son bâton de pèlerin pour rencontrer les maires et les chefs d’entreprises afin de signer des conventions : « La Ciat à Culoz s’est engagée depuis longtemps, Plastibel à Izernore ou Piroux à Treffort également. Nous savons que nous pouvons compter sur des volontaires en journée. Certaines communes sont aussi partie prenante comme Gex ou Divonne. C’est en cours avec le Conseil général. » engagement de père en fils qu’il assume sans mal : « C’est très prenant mais j’aime aider les autres, rendre service, je me forme beaucoup aux nouvelles techniques et l’ambiance entre nous est remarquable. Il y a beaucoup de convivialité. Mais j’ai aussi la chance d’avoir un employeur qui m’autorise à m’absenter dès qu’il y a une intervention. La mairie de Gex, où je travaille, a signé une convention avec le Sdis. Quand elle me libère, je perçois mon salaire et elle reçoit le montant de mes vacations. C’est une forme de compensation. Dans le pays de Gex, nous manquons de volontaires en journée, car ils ont du mal à se libérer ou travaillent en Suisse et sont disponibles la nuit ou le weekend. C’est parfois problématique pour maintenir les effectifs de permanence. » Au quotidien, son rôle d’adjoint au chef de centre le mobilise sur les ressources humaines et le travail administratif mais il est toujours prêt à partir compléter une équipe. Avec les 5 professionnels du centre et les 35 volontaires, il vit parfois des moments très 10 Notre département, le magazine du Conseil général de l’Ain – N°9 septembre 2010 Comment devenir sapeurpompier volontaire ? Il faut avoir entre 16 et 60 ans, suivre une formation de 200 heures sur 3 ans et s’engager dans un premier temps pour 5 ans. À partir de 13 ans, on peut s’entraîner avec les jeunes sapeurs-pompiers et apprendre les gestes de secours, sans partir en intervention. Plus d’infos : www.sdis01.fr UN ENGAGEMENT DE PÈRE EN FILS XAVIER GUILLAUMARD difficiles : « Il y a quelques semaines, nous sommes intervenus sur un accident de la route. La personnes décédée était mon collègue de travail, le blessé grave, un sapeur– pompier volontaire. L’unité de soutien psychologique nous a aidés à surmonter le choc. Fort heureusement, nous partageons aussi des joies, comme les accouchements, une vie sauvée après un arrêt cardiaque. Ce sont des moments magiques quand on donne la vie ou que le cœur repart. Rien que pour cela, ça vaut le coup d’être sapeurpompier volontaire ! » Sdis 01
eux UNE DEUXIÈME FAMILLE KARINE DUVERGER Elle est tombée dans la marmite petite ! Pas dans celle des sapeurs-pompiers mais dans la cuisine du restaurant que ses parents tiennent à Saint-Paulde-Varax. Après deux années au service des gastronomes dombistes, Karine Duverger a préféré devenir sapeur-pompier professionnel : « Au départ, c’est le sport qui m’a incitée à entrer chez les jeunes sapeurspompiers de mon village. Ensuite, je suis partie en formation puis en intervention, et j’ai tout de suite accroché. » Pompier volontaire depuis ses 19 ans, elle est passée professionnelle en 2003. Avec plus de 1 500 interventions par an au centre d’incendie et de secours d’Ambérieu-en-Bugey, elle est souvent mobilisée sur des terrains variés, incendies, incidents industriels et beaucoup de secours à personnes : « Ce qui me plaît le plus, c’est le contact avec les gens, que ce soit sur les interventions, dans le service que l’on rend, mais aussi la vie à la caserne. Pendant nos 24 heures de garde, nous vivons entre collègues, c’est un peu une deuxième famille, c’est très enrichissant. Nous alternons le sport, l’entretien des véhicules pour rester opérationnels et nous assumons tous des tâches administratives. Nous savons que nous pouvons être appelés à tout moment sur une intervention. Ce matin, nous avons interrompu la séance de sport pour emmener une personne à la clinique à Bourg sur demande du Samu. » 6 professionnels de permanence 24 h sur 24 Le garage du centre d’incendie et de secours impressionne par sa propreté et la diversité des véhicules qui s’y trouvent : de commandement, sanitaires, fourgon pompe-tonne, échelle aérienne, 4X4, fourgon destiné aux plongeurs. Ces équipements performants sont adaptés pour répondre à toutes les situations : « Nous intervenons de plus en plus dans un secteur qui s’élargit, les moyens matériels sont en conséquence. Côté effectif, il y a 6 professionnels JUSTE AVANT LE COUP DE FEU JEAN-FRANÇOIS CLOUZET … vous protéger, leur priorité ! en permanence avec un renfort des volontaires le soir et le week-end. Pour faire face à la hausse des appels au 18, le centre de traitement de l’alerte à Bourg joue heureusement son rôle de filtre. C’est important de rappeler que les habitants ne doivent appeler les pompiers que lorsqu’il y a danger immédiat. Nous devons nous concentrer sur nos missions premières : l’incendie et le secours. » Ce soir, commence l’aventure d’un nouveau son et lumière à la ferme du Sougey, près de Montrevel. Pour les organisateurs, c’est la tension des derniers préparatifs, en espérant que tout se passera bien. La commission de sécurité est là pour ça. Elle agit au nom du préfet pour vérifier la conformité des installations au regard de la réglementation contre les risques d’incendie et de panique. Elle émet un avis. Le capitaine Clouzet, sapeur-pompier préventionniste au Sdis de l’Ain, arpente les gradins, vérifie les prises électriques, teste la solidité d’une barrière et interpelle la société de production : « Où sont les extincteurs ? Quel est le dispositif d’alerte du public, en cas de pluie, comment sécurisez-vous les marches glissantes ? » Le ton est ferme mais pédagogique : « Vous voyez les bâches plastiques sous la tribune, un mégot et cela s’enflamme. Mieux vaut les déplacer. » Tout est en règle côté spectacle, juste une marche à ajouter en bas d’un gradin. S’assurer des conditions de sécurité optimales Près de l’espace de restauration, l’inquiétude se lit sur son visage : « Ces deux chapiteaux ne sont pas conformes aux règlements de sécurité. Il n’y a pas d’attestation garantissant l’arrimage au sol et la résistance au feu. Je ne peux que vous demander de les démonter. Notre priorité, ce sont les spectateurs. » Les bénévoles acquiescent. « Nous inspectons chaque jour des magasins, des hôtels, des discothèques, des sites de spectacle pour nous assurer que le public sera accueilli dans des conditions de sécurité optimales », explique le capitaine Clouzet. « L’objectif est bien de limiter les risques et réduire l’impact d’un accident. Cette mission de prévention est primordiale pour les sapeurs-pompiers. 13 agents du Sdis y sont affectés. Nous vérifions le respect de la réglementation, qui évolue après chaque gros sinistre, mais nous respectons aussi l’activité économique. Il faut parfois adapter les solutions proposées ! » Quelques heures plus tard, à la ferme du Sougey, la marche a été posée, l’issue de secours signalée, les chapiteaux démontés : le spectacle peut commencer ! 11



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