[01] Notre Département n°8 jui/aoû 2010
[01] Notre Département n°8 jui/aoû 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de jui/aoû 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Ain

  • Format : (277 x 392) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 8,2 Mo

  • Dans ce numéro : handicap, la solidarité au quotidien.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
« Pauline aura 18 ans au mois d’août. Elle est polyhandicapée, c’est-à-dire atteinte de multiples handicaps. Elle passe ses journées dans une structure adaptée à Oyonnax et rentre chaque soir à la maison pour nous retrouver ainsi que sa sœur de 16 ans », témoigne Dominique, sa maman. 18 ans que la vie de toute la famille s’organise pour répondre aux besoins de Pauline et l’aider dans l’accomplissement des actes de la vie courante. Aujourd’hui, Pauline bénéficie de la PCH (Prestation de compensation du handicap) versée par le Conseil général de l’Ain. « Elle compense toutes nos Jean-René Marchalot est président de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la MDPH. Il est bénévole et s’investit avec énergie et humanité au sein de cette instance de décision qui étudie chaque dossier et chaque demande avant de rendre un avis. Chaque mardi, la CDAPH examine les dossiers attentivement pour comprendre la situation des personnes handicapées et leurs besoins. À l’instar de ses collègues de la CDAPH, les questions liées au handicap ne lui sont pas inconnues. Il est également président de l’association APAJH 01. « Chacun d’entre nous, au sein de cette commission, a à cœur de prendre le temps d’écouter les personnes en leur donnant la Handicap : la solidarité au quotidien Bénévoles associatifs, salariés, parents... Ils vivent le handicap et témoignent de leur engagement pour faire changer les regards. UNE AIDE QUI PROFITE À TOUTE LA FAMILLE DOMINIQUE BEAUCHET, MAMAN DE PAULINE heures d’auxiliaire de vie et nous attribue un forfait au titre d’aidants familiaux. » Cette prestation est calculée en concertation avec les parents, en fonction des besoins de l’enfant. Les dépenses compensées sont justifiées auprès de la MDPH. « Cette aide est un vrai plus et un soulagement pour toute la famille. D’une part, elle me permet de travailler sans calculer le rapport entre mon salaire et les heures d’auxiliaire de vie à payer. D’autre part, la PCH nous permet d’avoir un peu de « temps libre » et d’effectuer des loisirs communs avec les autres membres de la famille. ÊTRE À L’ÉCOUTE POUR MIEUX COMPRENDRE JEAN RENÉ MARCHALOT possibilité de les recevoir. En moyenne, nous discutons une vingtaine de minutes mais lorsque la situation est plus complexe l’échange se prolonge. Ce moment d’écoute est indispensable avant de rendre une décision ou une orientation sur laquelle repose beaucoup d’espoir », précise Jean-René Marchalot. En 2009, 560 personnes sont venues expliquer leur situation. « Ce travail colossal est possible grâce à la grande implication des agents de la MDPH et à la confiance qui règne au sein de la commission. Les agents instruisent les dossiers. La commission veille au respect des droits de chacune des personnes et s’assure que les demandes sont étudiées comme le prescrit la loi. » Grâce à cette aide, c’est le bienêtre de toute la famille qui est garanti et notre rapport avec Pauline n’en est que plus riche. » 10 Notre département, le magazine du Conseil général de l’Ain – N°8 juillet 2010 Pierre Chave participe à des journées découverte handisport dans les collèges, ici au Revermont avec un parcours en fauteuil roulant testé par Christine Gonnu, vice-présidente du Conseil général.
LA SOLIDARITÉ EN ACTION JEANNE BLANCHARD ET MARCELLE VINCENT Aujourd’hui à la retraite, Jeanne et Marcelle, bénévoles à l’Unafamde l’Ain (Union nationale des amis et familles de malades psychiques), ne comptent plus les heures passées au service de l’association. « Depuis la loi du 11 février 2005, le handicap psychique est enfin reconnu et l’on prend en compte les difficultés de celles et ceux touchés par la maladie. C’est une avancée considérable ! » L’association accueille et informe les familles lors de permanences à Bourg-en-Bresse et Ambérieuen-Bugey. Elle représente et défend les droits des malades au sein des institutions. « Si la loi est de notre côté, dans la réalité il reste encore beaucoup à faire pour la prise en charge des troubles psychiques. Ce handicap ne se voit pas et pourtant, il rend les personnes très dépendantes et vulnérables. » L’Unafamde l’Ain participe aussi à la mise en place de structures adaptées dans l’Ain. Elle inaugurera en septembre prochain un service d’accompagnement à la vie sociale dans le pays de Gex à Ornex, qui aidera les malades à être plus autonomes et éviter les hospitalisations à répétition. Une innovation dans la région, fruit d’une collaboration étroite entre l’Unafam, le Conseil général qui finance le service et la MDPH qui oriente les personnes. Plus d’infos : Unafamde l’Ain 04 74 32 11 39 UNE COURSE DE FOND PIERRE CHAVE, ANIMATEUR DU COMITÉ DE L’AIN HANDISPORT LE TRAVAIL C’EST MA SANTÉ ! FABRICE MOREL, CONDUCTEUR À LA RDTA Voilà 7 ans que Fabrice a poussé la porte de la Régie des Transports de l’Ain (RDTA) pour présenter sa candidature. Après un parcours professionnel difficile à enchaîner les emplois précaires, Fabrice a fait le choix de se reconvertir pour devenir chauffeur de car. « C’est un ami qui m’avait parlé de cette possibilité. L’idée m’a plu, je me suis lancé. Mon entourage a d’abord été réticent, mais j’ai persévéré avec l’aide de Cap emploi qui m’a accompagné dans ma formation. » Atteint d’une épidermolyse bulleuse, maladie génétique de la peau, Fabrice est reconnu par la MDPH comme « travailleur handicapé ». Cette reconnaissance lui donne droit à un accompagnement professionnel. Malgré les souffrances quotidiennes, Fabrice est un éternel optimiste, toujours souriant et plus que jamais motivé pour satisfaire son employeur qui lui a donné sa chance. « Le travail m’aide aussi à surmonter la maladie et m’oblige chaque jour à aller de l’avant. » De la volonté, Fabrice n’en manque pas. « La RDTA m’a accueilli comme n’importe quel autre chauffeur. Spontanément, on a fait preuve d’attention à mon égard, mais je ne souhaite surtout pas que l’on s’apitoie sur ma situation ». Fabrice sensibilise son employeur aux contraintes que lui impose sa maladie mais fait aussi beaucoup d’efforts pour s’adapter aux obligations de son travail : « Je n’ai demandé aucun aménagement de poste particulier. Il était important pour moi de m’adapter au maximum. » Vous voulez faire du basket, de la natation, de la course de fond ou toutes autres activités. Pierre Chave vous accompagne dans la pratique sportive. Il vous conseille en fonction de vos envies et de votre handicap : « Il ne faut pas se freiner dans ses projets. On échange sur les souhaits et j’essaie de trouver un club ou une section sportive adaptée dans l’Ain ou à proximité. » Pierre Chave s’investit à fond dans cette mission depuis 8 ans. Sportif de haut niveau, il apprécie la chance qu’il a de travailler dans le milieu sportif qu’il affectionne. Mais son parcours n’a pas été simple. Après une scolarité en pointillé en raison de nombreuses hospitalisations, il a élevé ses quatre enfants, son épouse travaillant à l’extérieur : « J’ai pris plaisir à le faire même si les regards étaient interrogatifs. » Handicapé et père au foyer, la différence interpellait. À force de volonté, Pierre Chave s’est construit et s’est imposé pour participer aux réunions même à l’étage sans ascenseur. À 40 ans, il a passé un brevet d’éducateur sportif pour assurer son avenir professionnel. Aujourd’hui, il intervient aussi dans le milieu scolaire pour des journées de découverte handisport : « Les jeunes sont très ouverts et je sais qu’on peut compter sur eux pour faire avancer l’accessibilité. Depuis la loi sur le handicap de 2005, l’obligation a fait naître l’effort, notamment dans le monde enseignant. Mais la première promotion de l’IUFM à avoir reçu une formation sur le handisport est celle de l’an dernier ! » Il milite pour que les choses changent sans brûler les étapes : « Nous sommes sur la bonne route, notre travail porte ses fruits, je suis sûr que la jeune génération passera à la vitesse supérieure ! » Plus d’infos : Comité de l’Ain Handisport - Tél. 04 74 21 44 05 - www.handisport01.org 11



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :