[01] Notre Département n°6 fév/mar 2010
[01] Notre Département n°6 fév/mar 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de fév/mar 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Ain

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 12,6 Mo

  • Dans ce numéro : collèges... la qualité pour nos enfants.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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« un collège, c’est comme une voiture qu’il faut bien entretenir si l’on veut qu’elle dure. À un moment donné, il faut savoir la changer plutôt que la rafistoler en sachant qu’elle va vous lâcher tôt ou tard. » Didier Thériot, directeur des bâtiments au Conseil général, connaît bien le sujet puisqu’il suit l’entretien, la rénovation et la construction des 49 collèges publics de l’Ain. L’affaire n’est pas simple à gérer car beaucoup de collèges ont vieilli et nécessitent aujourd’hui des restructurations lourdes, comme à Miribel, Péronnas ou Meximieux. Les arbitrages financiers sont délicats car il faut répondre aux priorités avec un budget non extensible, fragilisé par la crise actuelle. D’autres établissements sont saturés, Châtillon-sur-Chalaronne, ou en passe de l’être comme à Trévoux avec 650 élèves. L’augmentation brutale des effectifs demande des adaptations en attendant la construction de nouveaux établissements, puisque l’objectif affiché par le Conseil général est de ne pas dépasser 600 élèves dans les nouveaux collèges, afin de garder une taille humaine. Les études commandées par le Département dans le Val-de-Saône et le Bas-Bugey concluent à la nécessité de construire deux nouveaux collèges, à Montceaux et au sud de Belley. Les conseillers généraux réunis en commission généralisée ont adopté ces conclusions. 2 ouvertures, 7 restructurations lourdes en cours Le défi est donc bien relevé. Deux nouveaux collèges ont ainsi vu le jour ces deux dernières rentrées : Ceyzériat et Péron. Les collèges burgiens ont fait peau neuve : les derniers aménagements sont en cours au collège Victoire Daubié (ex. Croix-Blanche) et au Revermont. Les grosses restructurations débutent ou se poursuivent aux quatre coins du département à Hauteville, au collège Saint-Exupéry de Bellegarde, à Meximieux, Saint-Genis-Pouilly et s’achèvent à Arbent pour la demi-pension. Pour les restructurations les plus importantes, il Collèges : la qualité pour nos enfants ! faut s'armer de patience. En effet, à partir de la décision de l’assemblée de construire ou rénover complètement, il s’écoule en moyenne cinq ans avant la livraison. Un délai qui s’explique par la commande publique, plus formelle que dans le privé, par la concertation nécessaire avec les chefs d’établissements et les représentants de parents d’élèves et par la durée des études techniques. Aucun collège n’est en reste puisque des travaux de maintenance sont programmés chaque année dans la plupart des établissements. Les collèges effectuent des demandes de réparations ou d’amélioration. Des priorités sont établies. Les travaux de sauvegarde du patrimoine sont traités en 8 Notre département, le magazine du Conseil général de l’Ain – N°6 février 2010 Collège du Revermont En pleine révis EN CHIFFRES c’est le coût moyen 16 M € de construction ou de restructuration lourde d’un collège. postes informatiques 110 équipent un collège neuf. Ils sont changés tous les 6 ans pour garder un parc performant. D’infos Prime aux collèges économes Chaque année, le Conseil général verse une dotation globale de fonctionnement à chaque collège. Les collèges qui réduisent leur facture énergétique grâce à des actions de développement durable conservent proportionnellement la même dotation l’année suivante. Ils peuvent valoriser le différentiel pour financer des actions pédagogiques.
ion ! 500 000 € L’ÉCLAIRAGE de Christine Gonnu, vice-présidente déléguée à la jeunesse et aux affaires scolaires Des collèges de proximité, à taille humaine « Nous avons fait le choix de construire des " collèges 600 ". 600 élèves au maximum dans les établissements neufs, cela permet de garantir un confort pour l’élève : moins de transport scolaire puisque l’établissement est relativement proche et une ambiance plus familiale qui rassure les élèves. Construire des collèges de grande capacité coûterait nettement moins cher mais nous avons fait le choix de la qualité. Nous préférons la proximité et le confort pour nos collégiens et la communauté éducative. » c’est le coût moyen de mise aux normes d’une cuisine de restauration collective. premier : ils concernent le clos, le couvert ou la sécurité. Ensuite sont traités les renouvellements ou les améliorations en fonction du budget restant. Promouvoir l’égalité des chances L’engagement du Conseil général va bien au-delà des bâtiments puisqu’il soutient les familles qui ont des revenus modestes avec une bourse départementale. Il s’investit également dans la scolarité, aux côtés des équipes enseignantes de l’Éducation nationale. Le Département finance des séjours linguistiques, les classes à Projet artistique ou culturel. Il indemnise les collectivités locales pour l’utilisation des Studio Herwey gymnases et des piscines lors des cours d’éducation physique et il assure, dans la plupart des cas, la gratuité du transport scolaire, alors qu’il revient à près de 730 euros par élève en moyenne. Depuis la rentrée 2009, deux nouvelles actions ont été lancées. La première concerne la santé des élèves avec le financement d’un deuxième jeu de manuels scolaires (pour les élèves de 6 e et de 5 e) pour alléger le poids des cartables. La deuxième concerne le développement durable et la nutrition avec l’introduction progressive de produits issus de l’agriculture biologique dans la restauration collective. Plus d’infos : www.ain.fr CONSTRUIRE DES COLLÈGES DURABLES Qu’est-ce qu’un collège idéal pour Patrick Rousset, vice-président ? « C’est un bâtiment esthétique, fonctionnel, économe en énergie et en entretien, qui répond aux nouvelles exigences pédagogiques et facile à surveiller. » Exercice difficile lorsqu’il s’agit de mettre d’accord le financeur, l’architecte, les enseignants et le personnel technique. « Nous avons tendance à revenir à des bâtiments compacts, à étages, qui sont plus faciles à chauffer, avec un couloir central, des toilettes regroupées sous le préau donc plus simples à surveiller. Nous sommes attentifs aux surfaces vitrées parfois vandalisées et difficiles à maintenir propres, aux escaliers où les jeunes trop souvent font des bêtises. Bref, outre le respect des normes de sécurité et des contraintes pédagogiques, il faut avoir en tête un grand nombre de critères pour que le bâtiment réponde aux besoins des utilisateurs en minimisant les coûts de maintenance pour la collectivité. » L’ÉCLAIRAGE de Patrick Rousset, vice-président délégué aux bâtiments Dire ce que l’on fait et faire ce que l’on dit Avec ce vaste chantier de rénovation et de construction des collèges, nous devons répondre à deux enjeux. Le premier est financier. Un collège coûte entre 15 et 17 millions d’euros. C’est une charge lourde pour la collectivité. Le deuxième est celui de la concertation. L’information et le dialogue sont essentiels pour qu’un chantier se déroule le mieux possible pour les élèves, les parents, les enseignants et personnels techniques. C’est sur ce point que portent nos efforts. » Phovoir 9



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