[01] Notre Département n°19 déc 12/jan 2013
[01] Notre Département n°19 déc 12/jan 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°19 de déc 12/jan 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Ain

  • Format : (277 x 392) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 11 Mo

  • Dans ce numéro : budget 2013, 1 euro dépensé = 1 euro utile !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ILS FONT L’AIN/Spécial " Madeleine " LA MADELEINE D'HIER À AUJOU Ils ont vécu les avancées formidables de la psychiatrie à l’hôpital Sainte-Madeleine, qui abrite aujourd’hui une partie des services du Conseil général à Bourg. Lors des Journées européennes du patrimoine organisées sur le site en septembre, ils ont fait revivre le passé en accueillant les visiteurs. Paul Bureau, Marcelle Vincent et Marcel Houser, trois témoins passionnants d’un pan de notre histoire locale. LES 20 PLUS BELLES ! PAUL BUREAU - DIRECTEUR ADJOINT Agronome, formé à l’École des chefs d’entreprise, Paul Bureau n’avait pas d’expérience hospitalière lorsqu’il accepta, en 1971, la direction de l’Hôpital Sainte-Madeleine que les Sœurs de Saint- Joseph cédaient alors, ainsi que l’hôpital Saint-Georges, à l’Organisation pour la santé et l'accueil (Orsac) : « Je fus impressionné notamment par l’internement des malades, dont près de 9 sur 10 étaient en hospitalisation imposée, par le faible nombre des médecins et soignants et la vétusté des installations ». Mais très vite, tout changea, les hôpitaux regroupés devinrent le Centre psychothérapique de l’Ain (CPA), dirigé par Robert Masson, directeur, et Paul Bureau, directeur adjoint. La psychiatrie faisait alors d’énormes progrès et les moyens financiers furent progressivement décuplés : « Jusqu’alors les religieuses géraient un budget a minima, l’un des plus faibles de France ». En 1979, Jean-Claude Collinot succéda à Robert Masson. « Je dois une mention particulière à Jean-Claude Collinot dont la compétence et l’expérience acquise en psychiatrie lui donnaient l’écoute des autorités administratives. Je lui garde un souvenir reconnaissant du tandem que nous formions », insiste Paul Bureau. Le bilan de cette époque est éloquent : baisse conséquente du nombre des hospitalisations, mise en place de centres de consultations et de suivi, augmentation du nombre des médecins (de 8 à 37), de l’effectif du personnel paramédical (de 12 à 100) et des infirmiers. Quant au budget, il passa de 37 à 370 millions de francs de 1971 à 1991, année de son départ à la retraite. « Ces 20 années durant lesquelles j’ai participé avec enthousiasme à l’évolution du CPA furent les plus belles de ma vie professionnelle », conclut-il. Il se réjouit de ses liens d’estime et d’amitié avec de nombreux anciens. 24 Notre département, le magazine du Conseil général de l’Ain – N°19 décembre 2012 - janvier 2013
RD'HUI DES FEMMES, PAS DES FOLLES ! MARCELLE VINCENT - SURVEILLANTE-CHEF « La Madeleine » d’hier à aujourd’hui Histoire du nouveau site départemental à Bourg-en-Bresse mon Département, www.ain.fr 1 Ce fascicule retrace les principales évolutions de la Madeleine et présente le site tel qu’il est aujourd’hui. Vous pouvez le demander par mail communication@cg01.fr en indiquant vos coordonnées postales. C’est à 19 ans, le 2 avril 1962, que Marcelle Vincent intègre la Madeleine. Elle entre alors pour occuper un poste d’aidesoignante. Mais sa motivation pour exercer le métier d ‘infirmière la conduira logiquement à passer le concours et à obtenir le diplôme en 1964. Initialement intéressée par la puériculture, elle va opérer un virage vers la psychiatrie au hasard d’une rencontre avec une amie originaire comme elle de Beaupont et qui exerce à la Madeleine. Très vite, elle va marquer de son empreinte l’approche locale de la maladie mentale. En prenant la responsabilité d’une unité de soins fin 1964, elle propose tout d’abord l’idée de faire sortir les malades malgré quelques réticences de la direction. Ensuite, aux côtés du docteur Hamel, elle base son accompagnement par une écoute de tous les instants. « J’ai toujours considéré les malades comme des personnes et non comme des folles ». Plus tard, elle sera pionnière dans la volonté de favoriser la mixité de certains services. Toujours impliquée En 1976, elle rejoint le docteur Marcel Houser au Château. Aux côtés du médecin chef et de l’équipe médicale, Marcelle Vincent va mettre en application les nouvelles techniques de soins prescrites qui s’éloignent des électrochocs ou des cures d’insuline. Elle va particulièrement travailler sur l’accueil et l’écoute des patients et sur leur implication dans la vie du site. « Ce sont eux qui ont participé avec les soignants à l’élaboration du règlement intérieur pour définir certaines règles de la vie quotidienne du service. » Son ascension au sein de la structure atteindra son apogée en 1985 avec le poste de surveillante chef. Son expérience lui permettra alors de gérer aux mieux les admissions et les incidents dans les différentes unités de soins, de jour comme de nuit. Puis en 1990, elle assurera la coordination et la gestion des équipes de soin d’un secteur médical. Partie en retraite en 1997, Marcelle Vincent ne s’est pas pour autant éloignée de son activité professionnelle. Elle a dans un premier temps été membre de l’union nationale des familles et amis des malades psychiques. En 2003, elle participe à la création de l’association « Vivre en ville 01 », structure d’accueil de jour, dont elle est aujourd’hui présidente d’honneur. Elle continue ainsi avec enthousiasme à se préoccuper de la prise en charge des malades tout en accompagnant les familles qui ont à supporter et à accepter les troubles psychiques de leurs proches. Vivre en ville 01 22 avenue Maginot - 01000 Bourg-en-Bresse Tel : 04 74 22 49 67/vivre-en-ville@orange.fr 25



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