[01] Notre Département n°18 sep/oct 2012
[01] Notre Département n°18 sep/oct 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de sep/oct 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Ain

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : logement, bien chez soi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ILS FONT L’AIN/Passion patrimoine Ma vie, mon village Ghislain Lancel, historien local Ghislain Lancel passe des heures à faire des recherches sur son village de Champfromier, dans le bassin bellegardien. « J’ai d’abord commencé par mon arbre généalogique, car je suis fils unique et j’ai perdu mes parents très jeune. Puis je me suis intéressé à mon village, en Picardie, il y a quelques années ». À 65 ans, il consacre beaucoup de temps à cette passion. Il a même créé un site Internet pour partager ses recherches avec les autres habitants du village, les historiens ou les simples curieux. Chaque jeudi, il édite une newsletter avec des anecdotes sur le village, ses nouvelles trouvailles : « Je peux aussi étudier l’histoire d’une orchidée sauvage ou l’essence d’un arbre… ». « Ma méthode de travail consiste à me rendre aux Archives départementales une fois par mois et à photographier le maximum de documents se référant à Champfromier, ses alentours, une famille du secteur… Je rentre ensuite à la Chandelette (maison traditionnelle en pierre qu’il rénove peu à peu et où il conserve un tas d’objets anciens : un véritable petit musée) pour décortiquer les photos. Je passe environ 4 heures par jour devant l’ordinateur ». Il le fait devant une fenêtre grande ouverte sur un cadre très bucolique. Mais les recherches ne font pas de lui un homme cloîtré, enfermé devant son PC. Non, bien au contraire, Ghislain est très ouvert sur les autres. « J’adore aller à la rencontre des familles du village, les écouter me raconter leur vie, leurs histoires : cela m’enrichit ». Il est également en contact avec des historiens, des associations de l’Ain ou des sociétés d’émulation. Plus d’infos : http://champ.delette.free.fr traverser les âges Numa-Pierre Dufour, tailleur de pierre Numa boucharde une fontaine 24 Notre département, le magazine du Conseil général de l’ain – n°18 septembre-octobre 2012 Chez Ghislain, un véritable petit musée À 21 ans, Numa vient de réussir son CAP de tailleur de pierre-marbrier. Voilà un an qu’il a arrêté ses études en IUT, où il se préparait aux métiers de la logistique, pour rejoindre le Centre de formation d’apprentis et la Maison des compagnons de Pont-de-Veyle. Rien ne le prédestinait à une telle orientation. « J’ai deux grands frères qui ont fait de brillantes études supérieures. Je m’étais mis en tête que je devais faire aussi bien qu’eux. Je me suis vite rendu compte que la fac n’était pas faite pour moi et que je ne serais jamais heureux à travailler dans un bureau. Je suis le manuel de la famille ! », constate Numa. Sa passion pour la pierre, il la doit à sa grand-mère et à sa mère qui, durant toute son enfance, n’ont eu de cesse de l’emmener dans les églises, les musées, les châteaux… À 7-8 ans, en visite au musée du compagnonnage à Tours, il est ébloui par les chefs d’œuvre. « À partir de ce moment là, je me suis dit que le jour où je ne saurais plus quoi faire, je serais tailleur de pierre ! » reconnaît-il. C’est une année intense qu’il vient de passer, alternant cours et apprentissage à la marbrerie Buisson à Montrevel-en-Bresse. « Dessin, géologie, techniques de taille, je n’ai jamais autant travaillé de toute ma scolarité ! ». L’année prochaine, Numa sera stagiaire chez les compagnons à Lyon, dans une entreprise de rénovation de monuments historiques. S’ensuivra un tour de France d’environ 6 ans pour parfaire son savoir-faire, puis 3 années « de gâche » pour accompagner de jeunes aspirants compagnons. « Ce que j’aime dans le compagnonnage, c’est la vie en communauté, mais aussi le respect de l’autre, de la matière et des matériaux. C’est aussi apprendre à réaliser des œuvres d’exception ». Pour l’instant, Numa se considère comme un tailleur de pierre en formation. « Je serai un vrai tailleur de pierre lorsque j’aurai 10 ans d’expériences ». Quand l’humilité n’est pas un vain mot... Plus d’infos : www.compagnons-du-devoir.com
Passion Patrimoine symbolique des arbres Annie-Claude bolomier, botaniste Le patrimoine se conjugue à tous les temps, tous les modes. Selon Annie-Claude Bolomier, professeur de sciences et vie de la terre à la retraite et botaniste, il est synonyme d’arbres remarquables. Il n’existe pas de définition précise pour les décrire. Ils sont simplement exceptionnels par leur beauté, leur âge ou les légendes qui s’y attachent en traversant les siècles parfois. Pour elle, ils sont, d’abord, des témoins du passé. Ils sont imposants, changent au cours du temps et font ainsi partie du patrimoine. Elle pourrait raconter nombre d’anecdotes qui se transmettent de génération en génération. Quinze ans de voyages au Japon lui ont permis de nourrir sa passion et de renforcer son admiration pour les arbres. « Là-bas, ils sont vénérés, aimés et soignés car ils sont l’habitat des divinités, cela fut pour moi le début d’une véritable passion. » Passionnée d’arbres remarquables mais aussi de botanique, elle s’est investie dans diverses associations et actuellement s’intéresse au développement de l’arboretum de Châtillon-sur-Chalaronne. www.annie-claude-bolomier.fr Un platane d’Orient, arbre remarquable, dans le square des Quinconces à Bourg-en-Bresse 25



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