[01] Notre Département n°17 jui/aoû 2012
[01] Notre Département n°17 jui/aoû 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de jui/aoû 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Ain

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 11,6 Mo

  • Dans ce numéro : 11 juillet 2012, rendez-vous avec la légende.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ILS FONT L’AIN/Spécial cyclo le vélo en partage L’Europe à la force des mollets Famille Backeland, Jasseron Samedi 7 avril 2012, 10 h : c’est l’heure du départ pour la famille Backeland qui s’apprête à entamer un tour d’Europe à vélo. Xavier, Sophie et leurs trois garçons, Théo (11 ans), Lubin (9 ans) et Timothée (5 ans), se sont levés aux aurores pour ce grand jour. Mais si l’on en croit la formule « départ pluvieux, voyage heureux » … Durant cinq mois, la famille Backeland va emprunter plus de 4 000 km de routes à travers l’Europe méridionale et centrale, traversant une dizaine de pays à la force de leurs mollets tout en s’autorisant le bateau et le train pour quelques liaisons. Leur voyage les mène jusqu’à Rome, Athènes, la Crête, Thessalonique en Macédoine. Cet été, quelques tours de pédales les transporteront à Sofia, en Bulgarie, puis à Belgrade en Serbie avant de rejoindre en train Budapest, en Hongrie, et de reprendre les vélos pour regagner l’Ain en longeant le Danube par l’eurovéloroute n°6. 60 kg de bagages et un doudou Ce projet, longuement mûri, a nécessité une organisation minutieuse. Depuis plus d’un an, Xavier et Sophie règlent les détails techniques et logistiques de ces vacances atypiques. Rien n’a été laissé au hasard pour prévoir un équipement optimum où chacun devra se contenter du strict nécessaire. Au 24 Notre département, le magazine du Conseil général de l’ain – n°17 juillet-août 2012 total, 60 kg sont répartis entre les parents et les deux aînés : matériel de camping, changes, nécessaire de toilette et pharmacie sans oublier les devoirs obligatoires et le doudou du petit dernier ! Une aventure familiale L’idée d’un tel voyage remonte à plus de 20 ans. « C’est le souvenir d’un voyage de jeunesse qui me hante depuis longtemps. Le voyage à vélo est propice aux rencontres. Je souhaitais offrir à ma famille la possibilité de vivre pareille expérience. La concrétisation de ce projet est arrivée à un moment où s’accorder du temps en famille s’imposait comme une évidence. Le voyage s’organise au rythme des enfants sans chercher la performance sportive », précise Xavier. « Pour ma part, je l’imaginais plutôt en camping-car », s’amuse Sophie. Qu’à cela ne tienne, repoussant ses appréhensions, elle se laisse gagner par l’enthousiasme. Quant aux enfants, il n’aura pas fallu beaucoup d’efforts pour recueillir leur adhésion. Les kilomètres ne les effrayent pas ! Théo voit dans ce voyage « la possibilité de partager cette expérience avec les copains à mon retour ». Pour Lubin, c’est le dépaysement qui l’enchante : « j’ai envie de rencontrer des gens qui parlent une autre langue ». Bref, pour les enfants, c’est aussi une opportunité de grandir et d’apprendre autrement. Retrouvez les aventures de la famille Backeland sur www.autourdunreve.fr
L’histoire du cyclisme, c’est un peu celle des Français ! Guillaume Vincent, Bourg en Bresse Pas de panoplie de Spiderman ou d’indien, Léonard, 2 ans, préfère se déguiser avec la tenue de cycliste de son papa Guillaume et enfourcher sa draisienne en attendant de pouvoir grimper sur un « vrai » deux-roues ! « Dans la famille, on a le vélo dans le sang ! J’en ai même fait mon métier de réparateur pendant dix ans. Aujourd’hui, c’est une vraie passion : rouler, suivre les courses au plus près des coureurs et revivre la grande épopée du cyclisme à travers les revues, les figurines et les archives. » Guillaume, jeune Bressan, n’était pas né quand Roger Pingeon a gagné le Tour de France mais il se passionne pour l’histoire : « Le vélo a marqué l’histoire avec le Front populaire qui voit les ouvriers partir en vélo pour profiter de leurs congés payés. Puis la France s’est fracturée avec l’avènement de la voiture, signe extérieur de richesse. Seules les grandes épreuves cyclistes rassemblaient les Français toutes origines sociales confondues autour d’un sport populaire. » Il qualifie cette période de « romantique » où chaque coureur avait sa chance, une part de folie en s’engageant dans une échappée. Une prise de risque selon lui trop calculée aujourd’hui, car les directeurs sportifs dirigent la course à distance et cantonnent chaque équipier dans un rôle défini à l’avance. « Pour moi, rouler, c’est se dépasser, se faire mal, se lancer au risque de tout perdre. Je ne me retrouve pas dans le cyclisme spectacle tel qu’il est pratiqué aujourd’hui avec des coureurs taillés sur mesure et des enjeux financiers énormes liés aux sponsors. Mais je prends plaisir à suivre le Tour de l’Ain, le critérium du Dauphiné Libéré car il reste une proximité avec les équipes, les cars ne partent pas sitôt l’épreuve terminée. » Le Tour de France, la magie de l’enfance Guillaume patientera certainement d a n s l a m ontée du G ra n d Colombier le 11 juillet pour voir passer la caravane et encourager les coureurs du Tour de France. Il reconnaît que la magie de l’enfance continue à agir. Il garde encore en mémoire un geste d’énervement de Bernard Hinault, à l’arrivée du Critérium à Bourg en 1981, alors qu’il voulait l’approcher, perché sur les épaules de sa grandmère. Pas de rancœur, il conserve une admiration pour ces rebelles, dont les posters couvraient les murs de sa chambre d’adolescent. Aujourd’hui, son rêve serait d’organiser une course cyclisme « vintage » dans le quartier du Plateau à Bourg, comme elle existait dans les années 60. Dans le garage, où les vélos ne permettent plus de garer la voiture familiale, Léonard va bientôt demander à son papa de lui parler de ses courses au VCB (Vélo club bressan), lui chiper la casquette dédicacée par Marco Pantani, et réclamer encore l’histoire de Raymond Poulidor, le besogneux, malchanceux du Tour de France, avant de s’endormir. En attendant, le futur cycliste a juste la permission de regarder la collection de petits cyclistes en plomb… Pas d’esprit de compétition Robert Massion, Bourg en Bresse Véritable passionné, Robert pratique le cyclotourisme avec l’association Cyclo Bressan Charles Antonin depuis 1985. Pour lui, pratiquer le sport en club ne présente que des avantages. « Le cyclotourisme, c’est un art de vivre, on y apprend l’amitié, le partage, le respect au sens large, l’entraide ». Attention, bien sûr le cyclotourisme est un sport « plaisir », mais avec une moyenne de 15 à 20km/h, les promeneurs parcourent entre 10 (pour le débutant) et 90 km (voire plus) par sortie ! Le vélo c’est un tourisme de liberté qu’il est en plus facile de pratiquer en couple. Que ce soit pour pratiquer une activité physique régulière ou pour partager un moment de convivialité, le club est un lieu idéal pour assouvir sa passion. « Je milite pour la pratique du cyclotourisme en club et non en solitaire. Cela nous permet de partager un bon moment tout en découvrant de nouveaux chemins. Seul, on a tendance à toujours faire le même parcours. Il est possible, rapidement, de s’essayer sur des voyages de plusieurs jours. » Connaître les principaux réglages, trouver la bonne hauteur de selle, ou savoir passer les vitesses au bon moment, voilà les fondamentaux que l’on apprend également en club. La passion de ce cyclotouriste et son engagement associatif pourraient même convaincre les sportifs « du dimanche » de s’essayer à cette discipline. D’ailleurs, pour tous ceux désireux de tester les balades à vélo, l’association Cyclo Bressan Charles Antonin propose un forfait gratuit de trois sorties découverte, avec assurance. Laissez-vous tenter, vous ne le regretterez pas. Plus d’infos : cbca@wanadoo.fr ou http://cbca.free.fr 25



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