[01] Notre Département n°17 jui/aoû 2012
[01] Notre Département n°17 jui/aoû 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de jui/aoû 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Ain

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 11,6 Mo

  • Dans ce numéro : 11 juillet 2012, rendez-vous avec la légende.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Jupiterimages Centre de planification et d’éducation familiale Parlons sans tabou Écouter, conseiller, accompagner, parler de sexualité librement et sans tabou : une journée dans un Centre de planification et d’éducation familiale (CPEF). Retrouvez toutes les coordonnées des Centres de planification et d’éducation familiale dans l’Ain sur www.ain.fr 12 Notre département, le magazine du Conseil général de l’ain – n°17 juillet-août 2012 Ce matin, le CPEF accueille une jeune femme de 22 ans. Elle vient pour la première fois. « Sur les conseils de ma mère qui est déjà venue », explique-t-elle. Avant de consulter le médecin, l’infirmière constitue son dossier. Elle lui pose des questions, notamment sur la contraception. Après quelques minutes de discussion, elle se rend compte qu’elle ne la prend pas correctement. « J’ai l’habitude de parler aux jeunes filles et je sens tout de suite si elles sont à l’aise ou non avec leur contraception » précise Véronique Roche, infirmière au Centre. L’infirmière doit être polyvalente : elle est aussi bien au standard pour prendre les rendez-vous que pour répondre aux questions des jeunes filles en difficulté. Elle s’occupe aussi du premier accueil et dirige la personne vers la conseillère conjugale ou vers le médecin si elle ne peut pas la prendre en charge elle-même. Une équipe à l’écoute L’équipe au complet est composée de deux médecins, une infirmière, une sage-femme et une conseillère conjugale et familiale. Elles ne travaillent pas à temps plein au CPEF, « on essaie d’être toujours deux au minimum pour recevoir le public ». Le travail d’équipe est très important, tous doivent communiquer en permanence, et alerter leurs collègues si un cas leur semble grave. Les CPEF et leurs missions ne sont pas toujours bien connus du grand public. Ainsi, les mardis, elles mettent en place des journées d’informations collectives dans les collèges. Informer, expliquer, débattre : tels sont les objectifs de ces rencontres. Un lieu sans tabou Un jeune couple de 16 et 17 ans arrive dès l’ouverture en début d’après-midi. Ils sont venus chercher leurs résultats de test VIH. Le CPEF est facilement identifié par les jeunes comme un lieu de référence pour faire un dépistage gratuitement. Samuel explique : « c’est ma copine qui a voulu qu’on vienne. On est ensemble depuis un an, et après un accident de préservatif on a décidé de faire le test VIH » et d’ajouter : « la gratuité et surtout l’anonymat m’ont convaincu ». Trois fois au cours de la journée des jeunes filles sont venues faire un test de grossesse. Reçues par l’infirmière, elles sont écoutées et conseillées sans être jugées. « Ici, les jeunes filles savent qu’elles peuvent trouver une oreille attentive, un lieu où parler de sexualité n’est pas tabou », explique-t-elle. Quelques minutes plus tard, une adolescente de 16 ans aimerait se faire prescrire la pilule. « C’est bien anonyme ? demande-t-elle, je viens ici car ma mère ne doit pas le savoir, c’est ma grande sœur qui m’a conseillé de venir ». L’infirmière l’a donc dirigée vers le médecin qui pourra lui prescrire une contraception à l’issue d’une consultation médicale. Selon le médecin, Sylvie Jacquet-Francillon, « tous les aspects de la prise en charge que nous proposons, écoute, explications, conseils, entretien, consultation médicale et le fait d’aborder la sexualité de façon simple et sans tabou répondent aux attentes du public. Ici, il trouve un interlocuteur facile à rencontrer ». Le succès du CPEF de Bourg-en-Bresse n’étant plus à prouver, son activité sera prochainement étendue. En septembre 2012 il sera ouvert le vendredi toute la journée en plus des lundis, mercredis et jeudis habituels.
Huntstock Handicap vers une réforme en profondeur de l’AdapEi L’Adapei de l’Ain joue un rôle irremplaçable auprès des personnes handicapées. Mais elle vient d’être secouée par une grave crise, survenue après d’autres crises. 3 questions à Jacques Rabut, vice-président du Conseil général de l’Ain délégué à la cohésion sociale, au handicap et à la dépendance. Quelle est la situation actuelle de l’Adapei * ? Face à l’urgence de la situation, un nouveau directeur par intérim a été nommé, Guy Lapobin. Ce professionnel d’expérience qui vient du Rhône a 6 mois pour remettre l’association en ordre de marche et préparer l’assemblée générale extraordinaire qui devra faire évoluer les statuts de l’Adapei à l’automne. Il va assister le président nouvellement élu, Pascal Beaucher, ainsi que ses deux viceprésidents, Gilbert Peulenc et Lionel Georges, dans cette tâche. L’association, qui emploie 1 200 salariés dans l’Ain, a en effet, besoin d’évoluer en profondeur. Le Conseil général et l’Agence régionale de la santé (ARS), qui en s on t l e s pr i n ci p a u x f i n a n c e u r s, l’accompagnent dans cette démarche avec un protocole de sortie de crise et de refondation de l’Adapei signé début juin. Les proches des adultes et enfants handicapés que l’Adapei prend en charge sont inquiets. Comment les rassurer ? Le Conseil général et l’ARS s’impliquent fortement pour que l’Adapei retrouve la sérénité nécessaire à l’accomplissement de la mission de service public que nous lui avons confiée. Je comprends l’inquiétude des parents concernés. Je souhaite leur dire qu’ils peuvent faire confiance aux salariés, qui ont fait face à la crise et n’ont pas démérité. Aujourd’hui, les conditions sont remplies pour que le Conseil d’administration retrou ve un fon c t i on ne ment p l u s démocratique et assure une gestion saine des établissements comme des personnels. Nous y veillerons par un suivi régulier. Une association comme l’Adapei n’a-t-elle pas atteint une taille critique ? Je crois que des dysfonctionnements dans la gouvernance de cette association ont fragilisé la structure. Elle doit aujourd’hui se réformer en profondeur. Il ne s’agit pas seulement d’un changement de personnes. Action sociale Rendez-vous à la Madeleine Les services de la Direction générale adjointe Solidarité (DGAS) du Conseil général de l’Ain viennent de s’installer sur le site de la Madeleine, au 13 rue de la Victoire, à Bourg-en-Bresse. La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) accueille, désormais, le public à cette même adresse, au rez-de-chaussée, du lundi au jeudi, de 14 h à 17 h et le vendredi, de 14 h à 16 h 30. Pour faciliter l’accueil des personnes à mobilité réduite, les locaux de la MDPH ont été équipés d’une rampe d’accès et des places de stationnement sont réservées à l’intérieur du site pour les personnes détentrices d’une carte d’invalidité (orange) ou d’une carte de stationnement (bleue). Plus d’infos : 04 74 32 32 70 (DGAS) - 0800 888 444 numéro gratuit hors mobiles (MDPH) mdph01@cg01.fr - Retrouvez sur www.ain.fr la localisation des services. Je souhaite, en accord avec le président du C on s e i l g é n é r a l, qu e l e C on s e i l d’administration s’ouvre à de nouveaux membres extérieurs, comme par exemple à des élus locaux proches des établissements de l’Adapei, et assure également une meilleure représentation géographique tout en faisant appel à davantage de compétences. Cela permettra d’apporter de nouvelles idées. Au niveau interne, l’Adapei doit se doter des outils et compétences nécessaires à la gestion des ressources humaines. C’est important pour les personnels qui sont chaque jour aux côtés des personnes handicapées. Afin de mener à bien cette évolution conjoncturelle et structurelle, le Département et l’Agence régionale de santé souhaitent participer à un comité de pilotage stratégique trimestriel afin d’accompagner le changement. Le Conseil général autorise l’ouverture et finance les établissements qui accueillent les adultes handicapés, avec un budget de plus de 17 millions d’euros annuels. Il semble normal qu’il s’assure du respect de la convention d’objectifs signée pour 3 ans. L’accueil des personnes handicapées par des professionnels respectés dans des établissements gérés de manière partenariale est en jeu. *Association départementale des amis et parents d’enfants inadaptés 13 Patrick Forestier



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