[01] Notre Département n°14 déc 11/jan 2012
[01] Notre Département n°14 déc 11/jan 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de déc 11/jan 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Ain

  • Format : (277 x 392) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5,7 Mo

  • Dans ce numéro : le budget 2012 garde le cap du service public !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Marpa Jacqueline Durand occupe un petit appartement au sein de la Marpa PRESQUE « COMME CHEZ SOI » Les Marpa, petites unités de vie pour les seniors, relèvent le pari d’une vie « comme chez soi ». A mi-chemin entre le domicile et la maison de retraite, elles répondent bien au vieillissement de la population. Le Conseil général soutient leur développement. Reportage à la « Cité des seniors » à Viriat. L’appartement de Jacqueline Durand est très « cosy » : une grande pièce meublée avec goût, un coin cuisine fonctionnel, une salle d’eau et une jolie terrasse fleurie, ouverte sur un pré où les vaches paissent nonchalamment. Elle a dû laisser beaucoup de choses dans sa grande maison lorsqu’elle est arrivée en début d’année à la Marpa de Viriat… mais elle a gardé sa bonne humeur et le goût de faire des projets à 90 ans passés. « En 2010, j’ai fait un AVC qui m’a laissé la moitié du corps paralysée. Malgré une rééducation intense, je me suis vite aperçue que ma maison était impraticable avec mon déambulateur. Ici, j’ai été vite conquise par le mode de vie proposé : j’ai mon petit nid, je sors voir les autres résidents si j’en ai envie, je n’ai pas à cuisiner et je peux recevoir ma famille à déjeuner, c’est une vie plus simple et plus confortable que chez moi. » Jacqueline avait peur de la maison de retraite, d’une vie trop communautaire. Elle a trouvé ici un accompagnement léger mais rassurant. Elle prend deux repas en commun chaque jour mais préfère s’occuper seule de son petit-déjeuner. Certaines activités lui plaisent : gym douce, atelier mémoire en groupe mais aussi lecture et mots fléchés dans son appartement. Dans une Marpa, les résidents sont libres de leurs mouvements, explique Nadège Thevenet, la directrice : « Nous aidons les 23 résidents à bien vieillir. Faciliter leur quotidien en leur laissant leur autonomie est notre mission. Ici, la structure n’est pas médicalisée. Les éventuels soins sont effectués par des professionnels extérieurs à l’établissement. Il y a juste une téléalarme en cas de chute. » Les personnes âgées choisissent ce type d’hébergement après un accident de santé ; pour pallier leur solitude ou se rassurer dans un environnement encadré. Cet accueil de proximité, en milieu rural, répond bien au souhait des seniors comme Jacqueline Durand : « Il y a un temps pour tout, pour avoir des enfants, pour courir partout. Ensuite il faut évoluer face à la vieillesse. Moi, j’ai décidé de prendre le meilleur, ici c’est ma solution ! » Plus d’infos : retrouvez la vidéo sur www.ain.fr 14 Notre département, le magazine du Conseil général de l’Ain – N°14 decembre 2011/janvier 2012 En projet 3 Marpa devraient ouvrir en 2012 à Marlieux, Neuville-les- Dames et Champfromier. Deux unités ont ouvert il y a quelques semaines à Serrièresde-Briord et à Pont-de-Vaux. Un projet est à l’étude du côté de Saint-Jean-sur-Reyssouze. Convivialité Un personnel réduit et polyvalent, une taille humaine et la présence régulière de plusieurs bénévoles : c’est la formule des Marpa pour garder un caractère familial à l’établissement et un prix de séjour abordable pour des retraites modestes. André Perdrix vient effectuer les petites réparations, organise de temps en temps une sortie au musée. Chaque mardi, Mme Peulet, coiffeuse à la retraite, masse pieds et mains, souvent déformés par l’arthrose. La discussion s’installe, les rires fusent et la journée passe plus vite. Vite le camion de l’épicier arrive, Jacqueline n’a plus de confiture, ni de pastilles à l’orange ! www.ain.fr rubrique agir pour la solidarité. Information dans le Clic (Centre local d’information gérontologique) le plus proche de chez vous
« RÉACTIVES » UN NOUVEAU PROJET DE VIE Le groupe se retrouve deux demi-journées par semaine à Montrevel en Bresse Pour une femme, chercher un emploi lorsqu’on a une vie familiale équilibrée et une qualification n’est déjà pas simple. Alors décrocher une place, lorsqu’on élève seule ses enfants... Face aux difficultés, les 6 femmes du groupe Réactives à Montrevel-en-Bresse reprennent confiance et passent une à une les étapes vers un retour à l’emploi. Leur vie a basculé après une séparation : sans emploi, sans revenu, parfois sans domicile, des enfants à nourrir, leur première démarche a été de rencontrer l’assistante sociale du Conseil général. Une fois les urgences réglées, elles ont signé un contrat d’engagement réciproque. Le Département leur verse le Revenu de solidarité active (RSA), en échange, elles s’impliquent dans toutes les démarches pour préparer leur insertion professionnelle. Pendant 6 mois, elles se retrouvent deux demi-journées par semaine, en groupe pour une formation de remobilisation. Nathalie Bouiller, conseillère au CIDFF (Centre d’information sur le droit des femmes et de la famille) déclare : « Elles se heurtent dans leur recherche aux difficultés de faire garder leurs enfants et de se déplacer. Mais le principal frein, c’est leur manque de confiance en elles. A travers des exercices collectifs, elles mettent en évidence tous leurs savoir-faire et leur savoir-être et trouvent le courage de construire un nouveau projet de vie. L’objectif est de trouver un emploi, bien-sûr, mais cela passe par d’autres étapes. Sortir de l’isolement, reprendre une vie sociale grâce au groupe est un passage essentiel pour affronter les difficultés d’une recherche d’emploi. » Plusieurs groupes « Réactives » 1 200 c’est le nombre de femmes bénéficiaires du Rsa majoré dans l’Ain. Elles élèvent seules leurs enfants et sont sans emploi ou exercent une activité à temps partiel. fonctionnent actuellement dans l’Ain : à Bourg-en-Bresse, Montrevel-en-Bresse, Belley, Ambérieu, sur la Côtière et le Pays de Gex. D’autres vont se créer au plus près de ces femmes isolées. Le Conseil général, avec le Fonds social européen, veut développer cet accompagnement spécifique pour aller audelà du simple financement du RSA. Plus d’infos : retrouvez la vidéo sur www.ain.fr Emmanuelle, Attignat « Apprendre à être quelqu’un » « En séparation depuis 18 mois, j’avais un petit boulot de surveillante d’école. Pas de quoi élever mes deux enfants. Depuis septembre, je participe deux fois par semaine à Réactives. J’ai repris confiance en moi. Après avoir été longtemps rabaissée, j’ai réappris à faire des démarches, à savoir ce que j’avais envie de faire et évaluer ce que je suis capable de faire. Depuis peu, j’ai démarré une formation de monitrice auto-école, c’est très positif. » Mélanie, Pont-de-Vaux « Créer mon propre emploi » « Professionnellement, je ne peux pas trouver d’emploi, en raisons des problèmes de santé de ma fille, que j’élève seule. Réactives m’a permis de sortir de mon isolement, de rencontrer d’autres mamans dans mon cas. Je construis aussi mon projet professionnel grâce au CIDFF. Si tout se passe bien, je devrais pouvoir ouvrir des chambres d’hôtes dès la mi-2012. » Ludivine, Replonges « Je n’ai plus rien à perdre » « J’ai vécu une séparation très difficile. Je me suis retrouvée à la rue, sans emploi et enceinte. J’ai accepté récemment d’intégrer le groupe Réactives pour reprendre confiance en moi et construire une nouvelle vie avec ma fille de 18 mois. C’est dur de sortir de chez moi mais j’ai vu que les autres femmes du groupe avancent. Cela me motive dans mon projet. Je souhaite proposer mes services d’organisation de cérémonies, en auto-entrepreneur. Je n’ai plus rien, sauf mon bébé, je ne risque rien à me lancer. » Véronique, Malafretaz « Se retrouver dans la vie active » « Avec mon divorce, ma vie a basculé. J’ai perdu mon emploi à la suite de problèmes de santé. Participer à la formation Réactives me pousse à oser. Je ne me sentais plus capable de rien. Nathalie, la conseillère, nous motive et nous fait prendre conscience de notre potentiel. J’ai démarré une activité de négociatrice en immobilier, mais je viens chaque semaine pour garder le moral et faire face aux difficultés. » 15



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