[01] Notre Département n°12 jui/aoû 2011
[01] Notre Département n°12 jui/aoû 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de jui/aoû 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Ain

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 59,8 Mo

  • Dans ce numéro : 2011-2014 une nouvelle étape.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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SANTÉ DE LA MÈRE ET DE L’ENFANT IN VIVO ! Afin d’assurer une couverture territoriale complète, 8 professionnelles parcourent les routes de l’Ain pour accompagner les futures mamans qui en ont besoin. h Sylvie Tournier sort de sa voiture une grosse mallette et sonne chez Sonia, qui l’attend avec impatience chaque semaine pour effectuer un monitoring. La jeune femme a perdu s on pr e m ier en f a n t à 7 m o i s de grossesse et s’inquiète beaucoup pour ce deuxième bébé, prévu pour la fin du mois de juillet : « J’ai besoin d’être rassurée. Elle regarde si mon bébé va bien, et je lui pose des questions sur les analyses et les injections à faire. C’est plus rassurant à la maison. » Sylvie Tournier, comme ses collègues sagesf e m me s t e r r i t o r i a l e s, s u i t à l e u r domicile les futures mamans qui nécessitent un suivi rapproché : « Nous avons un rôle fort de prévention, au-delà du médical qui est davantage le domaine des sages-femmes libérales. Pour Sonia, tout se passe bien, mais son histoire nécessite un soutien psychologique et pratique. Cela permet également de rencontrer le papa. » h Anaïs caresse son ventre tout rond lorsque Sylvie prend sa tension. Elle est fatiguée par une anémie mais se prépare déjà à l’arrivée du bébé www.mon-enfant.fr en posant beaucoup de questions sur l’allaitement, qu’elle a choisi : « J’ai appelé le Point accueil solidarité car mon gynécologue est toujours pressé. Il s’intéresse au bébé mais ne prend pas le temps de répondre à mes questions. » Sylvie Tournier explique qu’elle suit une femme plus qu’une grossesse : « Anaïs a besoin d’être rassurée sur ses compétences pour allaiter. Je lui donne des conseils simples. À la naissance, elle pourra appeler l’infirmière puéricultrice. Mon rôle est aussi d’accompagner des mamans qui sont dans des situations beaucoup plus tendues, comme des violences conjugales, des problèmes d’addiction, de très jeunes filles. Dans ces cas-là, j’essaie au fil des visites de tisser une relation de confiance pour qu’elles vivent le mieux possible la naissance avec les ressources et compétences de la famille. » h Une autre maman attend Sylvie Tournier en consultation au Point accueil solidarité de Pont-d’Ain. Elle a aussi promis de passer à la maternité pendant la pause déjeuner ! Plus d’infos : Maisons départementales de la solidarité, toutes les coordonnées sur www.ain.fr Le site mon-enfant.fr regroupe toutes les informations sur les solutions d’accueil existantes partout en France pour des enfants âgés de 0 à 12 ans. Grâce à la rubrique « Je recherche », vous pourrez trouver facilement les crèches, les accueils de loisirs et les assistants maternels dans l’Ain. Le site créé par la Caisse d’allocations familiales (CAF), en partenariat avec le Conseil général de l’Ain, permet d’accéder aux coordonnées des assistants maternels agréés. 12 Notre département, le magazine du Conseil général de l’Ain – n°12 juillet-août 2011 L’Éclairage de Christine Gonnu, vice-présidente déléguée à l’enfance, à la jeunesse et à l’action éducative C’est important de pouvoir maintenir la gratuité de ce service public départemental. De cette façon, nous prévenons des complications possibles après la naissance, pour la mère comme pour l’enfant ! Préparer l’arrivée d’un bébé, même dans une situation familiale parfois difficile, est primordial. C’est le rôle des sages-femmes du Conseil général. » EN CHIFFRES 7 400 bébés de l’Ain sont nés en 2010, dont 248 jumeaux. Un chiffre en hausse constante. 71% des mamans allaitent au cours des premiers jours. 64% des mamans bénéficient d’une péridurale lors de l’accouchement.
Getty Images/iStockphoto SOLIDARITÉ TROUVER LA BONNE « RECETTE » Au sein de l’exécutif départemental, Jacques Rabut, conseiller général d’Hauteville, occupe désormais la vice-présidence chargée de la cohésion sociale, du handicap et de la dépendance. Il nous livre sa vision de l’action départementale aux côtés des plus fragiles d’entre nous. Comment voyez-vous votre nouvelle délégation ? « J’ai été confronté au handicap et à la dépendance durant toute ma vie professionnelle de rééducateur. Même si j’analysais plus ces deux problématiques sous l’angle du soin, la prévention et l’accompagnement de ces personnes faisaient partie d’une prise en charge globale. Je m’investis donc pleinement dans les dossiers majeurs qui me sont confiés pour les 3 ans à venir : le Revenu de solidarité active, l’Allocation d’autonomie des personnes âgées, la Prestation de compensation du handicap et l’aide à la construction-rénovation des maisons de retraite. » Quels sont les enjeux ? « Je me suis rendu compte durant la campagne électorale que les habitants de l’Ain connaissaient mal l’action sociale du Département. Ce budget représente pourtant la moitié du budget du Conseil général et augmente chaque année car nous refusons de laisser des personnes en difficulté au bord du chemin. » Quels sont les effets de la crise ? « La crise économique a touché plus lourdement notre département, tout simplement parce qu’il était jusqu’à présent plutôt épargné. Elle aggrave mécaniquement notre situation financière. Le nombre de bénéficiaires du RSA a progressé plus rapidement que dans d’autres départements. Il est important que nous poursuivions l’accompagnement vers l’emploi. Que l’État nous donne les moyens d’assumer. Assumer, cela signifie aussi rencontrer les acteurs sociaux pour les écouter. Cela me permet de prendre conscience du travail accompli par mes prédécesseurs André Lamaison et Jacky Bernard. J’ai aussi compris que le gel des dotations ne pouvait pas se poursuivre indéfiniment. Les porteurs de projets et les services de tutelle acceptent les restrictions budgétaires, en espérant comme moi qu’elles sont conjoncturelles et non pas structurelles. » Et les personnes âgées, de plus en plus nombreuses ? « Nous allons réactualiser le schéma gérontologique pour définir les besoins de l’Ain en établissement d’accueil pour personnes âgées. En effet, l’Agence régionale de santé revoit sa stratégie d’implantation des structures de manière transdépartementale. Cela veut dire que nous devons nous concerter avec les départements voisins de l’Ain. Nous réfléchissons également sur une solution novatrice pour les personnes âgées dépendantes, à mi-chemin entre le domicile et la maison de retraite rurale. C’est un besoin que nous avons identifié après l’expérience des accueillants familiaux. » Quels sont les atouts du Département ? « Notre mission de service de proximité nous impose d’être exigeant dans tous les services rendus. C’est un avantage de la décentralisation : les habitants peuvent trouver une aide dans l’un des 32 Points accueil solidarité du Conseil général. Et les agents sociaux du Département ne ménagent pas leur peine même s’il est difficile de répondre à toutes les attentes dans ces périodes difficiles. Plus que jamais, il nous appartient de trouver, ensemble, la bonne recette pour répondre aux attentes de nos concitoyens. » Plus d’infos : 04 74 32 32 70 Les missions de la vice-présidente en charge de la jeunesse, Christine Gonnu, s’élargissent. En plus des collèges, de l’action éducative et du Conseil général jeunes, elle prend en charge les dossiers de la protection maternelle et infantile, la protection de l’enfance, le conseil conjugal, la contraception, la parentalité… 13



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