[01] Notre Département n°11 mar/avr 2011
[01] Notre Département n°11 mar/avr 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de mar/avr 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Ain

  • Format : (277 x 392) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 8 Mo

  • Dans ce numéro : vie locale 100% sport !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ILS FONT L’AIN/Les meilleurs amis de l’Homme MAX, KINÉ MALGRÉ LUI Chaque lundi, Maxence a rendez-vous avec Max, pour une séance organisée au centre de rééducation fonctionnelle de Romans-Ferrari. Mais Max n’est ni kiné, ni ergothérapeute : c’est un poney marron de petite taille dont la spécialité est l’attelage. Son rôle est d’aider Maxence, victime d’un important problème de santé. Au centre équestre de St-André-de-Corcy, dans son box quand Max entend arriver le jeune Maxence, il dresse ses oreilles et relève la tête. Tous deux semblent heureux de se retrouver. « Le contact passe bien, j’aime les animaux », nous avoue Maxence intimidé par notre présence. Il prépare alors son poney, le brosse, le caresse, l’attelle et fixe la calèche. « C’est un moment de plaisir qui change de l’habitude ». Claire, l’ergothérapeute qui l’accompagne, reconnaît que ces séances sont très importantes, en terme de motivation. « Les enfants vivent avec les chevaux des moments extraordinaires, bien utiles dans leur rééducation ». Au-delà de la relation qui se tisse entre l’enfant et son poney, les exercices physiques, la concentration, la coordination des gestes sont essentiels. Les résultats sont là : « en quelques séances, j’ai abandonné ma canne pour marcher, nous dit fièrement Maxence. Et pour guider le poney, maintenant j’ose crier, me faire entendre. » La thérapie avec le cheval atteint alors ses objectifs, permettant aux enfants de progresser et de se dépasser, pas à pas, chaque jour. Plus d’infos : Centre de rééducation fonctionnelle Romans-Ferrari, tél. 04 37 85 56 56 24 Notre département, le magazine du Conseil général de l’Ain – N°8 juillet 2010 CANNE CONTRE CANAILLE « Lorsque vous marchez avec une canne blanche, les passants s’écartent pour vous laisser passer, le dialogue ne peut pas s’instaurer. Avec un chien guide, les enfants comme les adultes viennent spontanément caresser l’animal, le contact s’établit sans problème. À tel point que Canaille est devenue la mascotte de l’école primaire de Lent ! » Sylvain Poisson n’envisagerait plus de reprendre sa canne blanche et de laisser le labrador qui, depuis mars 2010, l’aide dans son quotidien de déficient visuel. Pourtant, il était sceptique lorsque son épouse a évoqué l’idée d’avoir un chien guide : « Sylvain avait passé un très mauvais hiver, le premier où il a dû s’arrêter de travailler à cause de sa vue
déclinante. Il déprimait et se demandait comment il allait passer le reste de sa vie, sans aucune autonomie dans ses déplacements. J’ai proposé l’idée d’un chien comme compagnon tout d’abord. Sylvain était réticent, il ne pensait qu’aux contraintes matérielles, de soin et d’entretien. Puis l’idée a fait son chemin et notre dossier de demande à l’école de chiens guides d’aveugles à Misérieux a progressé très rapidement car le caractère de Canaille correspondait à celui de Sylvain ». Il précise : « Lorsque l’école forme un chien, elle lui cherche un maître qui lui corresponde, ce n’est jamais l’inverse. Dès les premiers contacts, j’ai accroché avec cette chienne très joueuse, vive mais très sérieuse dans son rôle d’aide. Elle a été parfaitement formée et je reconnais la chance que j’ai car le travail exceptionnel de l’école représente un coût très important. Elle a changé ma vie et je m’adapte à cette maladie qui va bientôt me faire vivre dans le noir total. Canaille est devenue mon ombre ! » Pompon m’a fait faux bond… Impossible d’apercevoir le p’tit bout de la queue du chat Pompon, la mascotte de la maison de retraite « Claires Fontaines » de Saint-Vulbas ! « En bon chat indépendant, il n’est jamais là où on l’attend » précise Catherine Palazzolo, animatrice de l’établissement. « Pompon est un pacha qui a élu domicile ici, voilà 12 ans, par hasard ». Loin d’être un animal de mauvais augure, ce matou noir fait régner un certain bien-être dans la maison de retraite car vivre avec un chat est bon pour la santé. Les études le prouvent : caresser son pelage soyeux diminuerait l’anxiété, les tensions artérielles et améliorerait la qualité du sommeil. À la maison de retraite « Claires Fontaines », tout le monde en est convaincu. « La chaleur du chat sur les genoux, son doux ronron réconfortent les résidents pendant les moments d’angoisse et de solitude. La présence du chat canalise et apaise les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer » constate Catherine. Les résidents apprécient la compagnie de Pompon. « C’est comme s’il était de la famille », explique Germaine, 94 ans. Nikola, 88 ans, a toujours habité entouré d’animaux et de chats. Alors la présence de Pompon Un chien guide, pas un GPS Près du canapé, elle écoute d’une oreille distraite ses maîtres, attirée par un cochon d’Inde en pension dans la famille. Mais dès que Sylvain fait mine de se lever et de mettre ses chaussures, elle se redresse et attend docilement qu’on lui mette son harnais : « Nous avons des codes avec Canaille, elle m’indique les trottoirs, les obstacles, elle trouve les passages piétons mais attend mon ordre pour traverser. Elle connaît certains trajets par cœur, celui de l’école, des commerces du village mais ce n’est pas non plus un GPS. Avant un déplacement nouveau, je repère l’itinéraire pour le lui indiquer. Il y a une vraie relation d’amitié entre nous deux, c’est pourquoi elle prend plaisir à faire son travail et j’ai totalement confiance en elle. Je refais des projets, je m’investis dans ma passion pour la pêche à la carpe. J‘initie bénévolement des passionnés de pêche à la fabrication des appâts, dans un petit atelier que j’ai LA THÉRAPIE DU RONRON aménagé. » Au-delà de sa mission, Canaille rend service à toute la famille comme l’explique Mélinda, la femme de Sylvain : « il est devenu complètement autonome pour se déplacer à pied. Il n’a plus besoin de moi pour le guider. Tous les membres de la famille ont plus de liberté et nous avons repris certaines activités comme de faire les courses en famille. Sa canne blanche a été reléguée au placard. » Plus d’infos : 04 74 00 60 11 École de chiens guides d’aveugles de Lyon et du centre-est, domaine de Cibeins à Misérieux. www.lyon-chiensguides.fr lui fait plaisir. Il lui parle, lui donne à manger... Mais Pompon n’est pas le seul animal de la maison. Il cohabite avec deux autres chats et une dizaine de poissons rouges. « Accueillir les animaux des résidents fait partie de notre philosophie », précise Patrick Crétinon, directeur de la maison de retraite. « Nous les acceptons dans la mesure où les personnes âgées peuvent s’en occuper. Toutes les maisons de retraite n’offrent pas cette possibilité et pourtant c’est un bon moyen de faciliter l’intégration des personnes qui ont souvent du mal à quitter leur domicile ». Suzanne, 92 ans, rayonne et Minou, son beau chat roux sur les genoux, ronronne. « Je suis contente d’avoir trouvé une résidence qui accepte les animaux. Il y a longtemps que je vis avec Minou, j’ai souvent déménagé et il m’a toujours suivi. C’était normal qu’il vienne avec moi à la maison de retraite. Partir sans lui aurait été un déchirement ». Plus d’infos : Résidence « Claires Fontaines » Saint-Vulbas, tél. 04 74 61 53 33 25



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