[01] Notre Département n°10 déc 10/ jan 2011
[01] Notre Département n°10 déc 10/ jan 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°10 de déc 10/ jan 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Ain

  • Format : (277 x 392) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,4 Mo

  • Dans ce numéro : agriculture... l'Ain choisit le goût avant tout.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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v ous ne vous étonnez pas de trouver dans les étalages du fromage insipide en provenance de Pologne, des carottes bio de Hollande en barquette, de l’agneau congelé de Nouvelle-Zélande ou du poulet saumuré au Chili alors que ces produits font partie du patrimoine gastronomique de notre département ? À l’heure des bilans carbones, ces incohérences illustrent la crise agricole en France, asphyxiée par une mondialisation qui nous fait perdre nos racines. Les agriculteurs de l’Ain ne veulent pas se laisser mourir à petit feu, alors que les consommateurs plébiscitent des produits locaux, de saison, synonymes de plaisir dans l’assiette et garants d’une bonne santé. Le Département choisit un soutien actif, au plus près des besoins des paysans pour préserver nos paysages, nos produits de qualité et ceux qui les valorisent. Sûrs Croyez-en Guillaume Lacroix, viceprésident délégué aux affaires économiques, à l’aide aux communes et à l’administration générale, vous pouvez acheter les yeux fermés de la viande de l’Ain : « La qualité sanitaire des élevages du département est très satisfaisante. La prévention des maladies du bétail est menée de façon sérieuse. Nous avons un cheptel sain, ce qui n’est pas le cas partout ! » Depuis 2003, le Département a investi plus de 360 000 euros par an dans l’aide à la vaccination, à la prévention des crises sanitaires et en mobilisant également son laboratoire d’analyses départemental. La contribution est à la hauteur de l’enjeu, car un seul foyer de tuberculose condamne tous les animaux d’un élevage et stoppe toutes les exportations des éleveurs d’un département même s’ils ne sont pas touchés. Abordables S’ils sont irréprochables sur le plan sanitaire, les produits agricoles de l’Ain sont aussi bon marché. Même bardés de signes de qualité, vous pouvez manger local et vous faire plaisir sans vous ruiner. Comté, fromages de chèvre, charcuterie, légumes du Val-de-Saône, vins du Bugey, crème de Bresse, miel, poulet fermier, goujonnette de carpe affichent un rapport qualité/prix très raisonnable. Appellation d’origine contrôlée (AOC), identification géographique protégée (IGP), label rouge, ils respectent tous un cahier des charges de production très exigeant pour les agriculteurs : alimentation des animaux, respect de l’environnement, normes des ateliers de transformation, traçabilité des produits, tout est contrôlé par des organismes indépendants pour garantir que le signe de qualité est mérité. 8 Notre département, le magazine du Conseil général de l’Ain – N°10 décembre 2010 Patrick Forestier Mangez bien, m « made in Ain » EN CHIFFRES + DE 500 6 500 hectares fermes pratiquent la vente directe. labellisés agriculture biologique, soit 2,6% de la surface agricole utile de l’Ain. La crème des crèmes L’Ain compte déjà plus d’une vingtaine de produits garantis par un signe de qualité. Pourtant, les agriculteurs ne s’endorment pas sur leurs lauriers et poursuivent des démarches d’obtention de qualification, malgré des procédures longues et complexes. Ainsi, le syndicat des vins du Bugey, tout juste récompensé par une AOC « vins du Bugey » et « Roussette du Bugey », se relance pour une AOC « marcs et fines du Bugey ». Il peaufine également un dossier d’IGP vins de pays pour identifier ses produits d’entrée de gamme. Après 10 ans de procédure, et malgré une crise du lait qui fragilise les coopératives, une centaine de producteurs de Bresse continuent, contre
angez ! 5 et 6 mars 2011 Marché des AOC à Ainterexpo avec le Conseil général. vents et marées, à s’investir pour une AOC « beurre et crème de Bresse ». Le dossier est en bonne voie avec un soutien permanent du Conseil général depuis les prémices de la démarche. Une volaille « vitrine » L’image d’un département se construit souvent sur ses produits phares, les volailles de Bresse sont l’un d’entre eux. Un contrat de filière de plus de 150 000 euros par an a été signé avec le Conseil général pour maintenir un volume d’un million de volailles mis en place. En effet, cette production traditionnelle, très gourmande en maind’œuvre, était souvent une activité de complément sur les fermes. Les mises aux Chaque année, le Conseil général réunit les organisations agricoles représentatives pour construire la politique agricole départementale de l’année à venir. Une enveloppe budgétaire est affectée, après débat, au financement d’actions autour de grands thèmes : les filières, les produits de qualité, la prévention sanitaire et la lutte contre les nuisibles, le développement durable, l’installation des jeunes agriculteurs et l’emploi agricole. Chaque porteur de projet présente sa demande durant les deux jours de la conférence agricole. Mi-octobre, à Saint-Didier-sur-Chalaronne, un budget de 2,5 millions d’euros a été affecté aux objectifs prioritaires dans un contexte de crise. Ce soutien à l’agriculture a subi, comme d’autres secteurs, une baisse de 15% des aides. Il faut dire que la réforme territoriale, telle qu’elle a été votée récemment par le Parlement, pourrait imposer aux Conseils généraux de stopper leur aide à l’agriculture dès 2015 au nom de la fin de la clause générale de compétence. normes ont entraîné l’arrêt de nombreux exploitants. Aujourd’hui, le Département propose aux 186 éleveurs des aides à la modernisation des bâtiments pour qu’ils se spécialisent dans cette production. Bio Une centaine d’exploitations en agriculture biologique, c’est encore trop peu pour répondre à une demande grandissante d’aliments « santé ». Avec une progression de 25% des fermes bio en deux ans, l’Ain tutoie pourtant la moyenne nationale. Avec l’aide du Département, l’association Adabio et la Chambre d’agriculture de l’Ain multiplient les actions de sensibilisation des agriculteurs, accompagnent les conversions. Adabio milite auprès des collèges pour qu’ils proposent plus de produits bio au menu des élèves. Plus que le coût, l’approvisionnement pose problème. Le « bio » a donc de l’avenir dans l’Ain ! Plus d’infos : www.vinsdubugey.net www.pouletdebresse.com www.synagri.com www.corabio.com www.ain.fr Un réveillon « Made in Ain » pour 15 € par personne Pour 6 personnes : • Mini-andouillettes et terrines variées – pétillant de Cerdon• Potage de cresson de fontaine à la crème de Bresse• Épaule d’agneau gigotin, poulet de Bresse, ou filet de bœuf Mont br’ain d’herbe• Gratin de cardon à la moelle• Plateau de fromage : chèvre frais, comté, bleu de Gex, faisselle de fromage blanc• Gamay ou mondeuse du Bugey• Bûche griottine des artisans pâtissiers de l’Ain Pour un menu d’exception, réservez un chapon, une dinde ou une poularde de Bresse ! 9



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